Boubacar Roger Thiam : «le New Deal Technologique entre dans sa phase d’exécution »


Dans une déclaration adressée à notre équipe de rédaction, le Directeur de l’Économie numérique et des Partenariats expose les étapes à venir du New Deal Technologique. Parmi les enjeux prioritaires identifiés par les autorités, on retrouve l’emploi des jeunes, la Digital Factory du Sénégal, et la production locale de matériel informatique ainsi que la souveraineté numérique.

Le Sénégal souhaite accélérer l’évolution de son économie digitale. Suite à plusieurs mois dédiés à l’organisation des projets et à l’élaboration des systèmes de gouvernance, le New Deal Technologique entame une nouvelle étape, caractérisée par le démarrage opérationnel de diverses initiatives importantes .

Dans une communication faite à notre équipe de rédaction, Boubacar Roger Thiam, Responsable de l’Économie numérique et des Collaborations au sein du ministère de la Communication, Télécommunications et du Numérique, déclare que les premiers impacts du programme devraient se manifester dans les mois à venir par la génération d’emplois, l’amélioration de l’écosystème numérique national et l’apparition de nouvelles capacités industrielles domestiques.

La priorité immédiate est l’emploi numérique.

La question de l’emploi est au centre de cette nouvelle phase. Les responsables prévoient d’utiliser le numérique comme un outil principal d’insertion professionnelle pour la jeunesse du Sénégal.

« Le New Deal Technologique passe à sa phase active. » À la Sénégal Digital Factory, notre priorité primordiale est l’emploi. Nous sommes en train de finaliser les vagues d’intégration afin de donner l’opportunité à nos jeunes talents et artisans numériques d’atteindre les premiers postes technologiques dans les mois à venir. « Nous entamons dès maintenant sur le terrain notre objectif de 200 000 emplois en cinq ans », déclare Boubacar Roger Thiam.

Cette aspiration s’aligne sur la stratégie nationale destinée à favoriser l’émergence d’une économie numérique génératrice de valeur et d’emplois spécialisés. Le gouvernement, en passant par le Sénégal Digital Factory, a l’intention de rassembler des startups, des développeurs, des ingénieurs, des techniciens, des incubateurs et des intervenants dans l’innovation autour de projets ayant un haut potentiel économique.

L’enjeu d’une industrie technologique locale

En plus des services digitaux, le gouvernement exprime aussi des objectifs dans le secteur industriel. L’objectif consiste à établir peu à peu une capacité de production et d’assemblage locale d’équipements technologiques.

« La fabrication de nos propres ordinateurs et terminaux au Sénégal n’est plus un rêve irréalisable, c’est devenu un plan industriel concret. » Par le biais de l’Unipod de l’Université Amadou Mahtar Mbow et de nos installations à Diamniadio, nous engageons l’écosystème local dans le but de faire sortir les premiers équipements assemblés localement de nos laboratoires. « Nous redirigeons la courbe des importations », met en évidence le Directeur de l’Économie numérique et des Partenariats.

Cette démarche fait partie d’un objectif plus vaste de consolider l’indépendance économique du pays en établissant des chaînes de valeur locales dans les domaines stratégiques associés à la technologie et à l’innovation.

Mettre en œuvre les ressources de l’économie digitale

Afin de soutenir cette dynamique, les autorités envisagent également l’instauration de nouveaux dispositifs de financement destinés à soutenir les investissements dans le numérique.

D’après Boubacar Roger Thiam, les fonds tirés du secteur technologique devraient être alloués directement au financement des infrastructures et à l’intégration professionnelle des jeunes.

« Afin de garantir que les ressources produites par le secteur technologique alimentent directement l’intégration de notre jeunesse et l’essor de nos infrastructures indépendantes, l’État a instauré des procédures claires, notamment le réajustement fiscal relative aux services numériques. »

Cette méthode cherche à établir un cycle bénéfique où l’expansion de l’économie numérique participe au financement de sa propre évolution, tout en appuyant les aspirations de mise à jour de l’État.

La souveraineté numérique est au centre de la stratégie.

La souveraineté numérique représente un des fondements majeurs du New Deal Technologique. Sénégal vise à augmenter son indépendance technologique face au rapide avancement de la transformation numérique et à l’importance grandissante des données dans le contexte économique mondial.

Le Sénégal ne doit plus se contenter d’être un consommateur de technologies étrangères. Nous développons une infrastructure digitale indépendante au Parc des Technologies Numériques. « C’est ici que se définit l’avenir économique et la protection de nos données » déclare Boubacar Roger Thiam.

Le Parc des Technologies Numériques de Diamniadio devrait occuper une place cruciale dans cette démarche, en hébergeant diverses structures nécessaires à la promotion de l’innovation, à la protection des données, à l’hébergement de l’information et à l’élaboration de nouveaux services digitaux.

Transformer des ambitions en résultats.

Ces annonces visent à prouver que le New Deal Technologique s’achemine à présent vers une phase de mise en œuvre. Le défi consiste à concrétiser les stratégies en outcomes quantifiables, qu’il s’agisse de postes de travail générés, d’entreprises soutenues, d’innovations mises en œuvre ou d’infrastructures mises en place.

Pour l’administration, la transition digitale ne se réduit plus à la simple numérisation des services. Elle doit se transformer en un levier de croissance, d’industrialisation et de souveraineté, en se rendant capable de situer de façon pérenne le Sénégal parmi les économies numériques les plus actives en Afrique.

Pour réaliser cette ambition, une coopération poussée entre le secteur public et le secteur privé est indispensable, ainsi qu’un financement constant dans l’éducation et la formation. En encourageant l’innovation et en appuyant les jeunes entreprises, la nation pourra non seulement générer des postes d’emploi, mais aussi séduire des compétences et des investisseurs de l’étranger

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par Socialnetlink

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