Le Parc des Technologies Numériques du Sénégal, l’un des projets phares de l’Etat a été lancé ce vendredi 30 décembre,  à Diamniadio en présence du Ministre de tutelle.

Une occasion pour le président de l’Organisation des professionnels des TIC ( OPTIC), de revenir sur l’importance de ce nouveau bijou qui  doit être « l’un des instruments majeurs de construction du leadership Numérique du Sénégal en Afrique ».

« Le PTN est un projet qui est mis en œuvre au bénéfice, essentiellement, du secteur privé qui en attend énormément. Oui, pour adopter le PTN, le secteur privé sénégalais s’attend, au-delà de la vitrine du numérique qu’il va représenter, une sorte de « Diamniadio silicon valley »,  à y trouver des réponses concrètes ou une partie des réponses concrètes à des contraintes qu’elle vit au quotidien. Il s’attend à y trouver un instrument de compétitivité ; il s’attend à y trouver des conditions propices et des incitations pour innover, faire de la recherche, se développer, trouver des financements, exporter, devenir un champion africain et pourquoi pas changer le monde depuis notre continent. Le secteur privé sénégalais doit se sentir chez lui au parc des technologies numériques  » a d’emblée souligné Antoine NGOM, qui insiste sur le fait que ce projet  ne soit pas être une copie d’un autre parc technologique. 

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Pour cela,  le patron d’OPTIC invite l’Etat du Sénégal à  continuer à co- construire le modèle et la forme juridique optimaux du PTN sénégalais tout en  impliquant le secteur privé dans ses instances de gouvernance. 

Tout cela ne sera possible que si le projet arrive à relever les défis du challenge  afin que le PTN soit un succès après  ses ancêtres comme:  le Technopole (1996) ou le  Cyber Village (2004)…

L’OPTIC propose que l’Etat travaille à : 

  • Réaliser les travaux dans les délais
  • Adopter le bon modèle
  • Réussir le lancement opérationnel du PTN
  • Faire du PTN une véritable Smart City
  • Asseoir le leadership africain du PTN
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Retard dans la mise ne oeuvre du PTN

Le retard accusé dans la mise en oeuvre du projet a également fait réagir Antoine Ngom dans son discours. Annoncé depuis  janvier 2016, le projet a connu un gros ralentissement  lié  à plusieurs  obstacles.

Pour lui , « il faut avouer que beaucoup d’obstacles se sont dressés devant ce projet et beaucoup de temps a été perdu alors que notre secteur et la concurrence de notre secteur ne s’accommode pas du temps perdu. Je lance un plaidoyer aux autorités pour éviter à l’avenir les goulots d’étranglement du passé« .

 

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