Des caméras de surveillance sont en train d’être installées dans la capitale et dans de grandes villes du pays comme Thiès, Touba et Kaolack. Une manière de mieux prévenir et surtout surveiller le territoire national. Cependant, ces objets connectés collectent des images, donc des informations sur des milliers de Sénégalais. Dès lors, il serait nécessaire que cela se fasse dans le respect des textes qui régissent la protection des données personnelles des citoyens.

Pour le juriste Me Demba Ciré BATHILY, il n’y a aucun problème du point de vue de la loi si  les informations collectées sont utilisées à des fins de sécurité et de prévention.

« Le fait de collecter des images permet d’avoir plus de surveillance sur les citoyens. Si cela est  limité à certains espaces de voie publique, aucun problème ne doit se poser. Mais si cela couvre des espaces privés, il y a certaines proportionnalités à maintenir. Il ne faudrait pas que cela soit une sorte de surveillance permanente. Si c’est dans certains espaces publics, cela peut se justifier. Donc du point de la loi, cela ne pose pas de problème. »

Interrogé par le quotidien L’Observateur, le juriste soutient que pour l’essentiel, ce sont des caméras qui sont sur la voie publique, donc c’est déjà un espace public et pas un espace privé. Ainsi, c’est pour des raisons de sécurité.

Lire aussi: Sécurité, souriez-vous êtes filmés : 450 caméras de surveillance pour la région de Dakar

Ce qui fait qu’on  ne peut pas les comparer aux caméras placées dans des espaces privés, comme les bureaux. Parce que dans tous les cas, c’est une collecte de données personnelles, qui est déjà organisée par la loi. Pour les caméras placées sur les grandes artères de la capitale, il  faut juste considérer l’aspect sécuritaire.

Interpellé, Adama GAYE de la CDP confie que le Ministère de l’intérieur est en règle. En effet, que ce soit le Gouvernement ou les privés, ils sont assujettis à une procédure de la Commission des données personnelles.

En conséquence, le Ministère a envoyé les dossiers complets depuis deux ans. « Les équipes juridiques de la CDP et la section plénière ont pris le temps d’étudier le dossier, de voir tous les aspects, avant de leur donner son aval. »

Comments

comments