Arrêtée au Canada en décembre 2018, la numéro deux de Huawei est accusée par les États-Unis d’avoir contourné les sanctions américaines contre l’Iran. Les États-Unis ont à ce titre demandé son extradition, ce que l’avocat de la défense, David Martin, qualifie de « portée juridictionnelle extravagante ».

La police canadienne et les services frontaliers ont commis un abus de procédure doublé d’une collusion avec le FBI lors de l’arrestation de Meng Wanzhou, soulignent les avocats canadiens de cette dernière. 

Lors d’une audience, David Martin a affirmé que les autorités canadiennes avaient délibérément retardé l’arrestation de Meng Wanzhou de plusieurs heures, lors d’une escale à Vancouver en décembre 2018, et ce dans le but de recueillir des preuves contre elle. Ce « plan préétabli » a permis aux autorités canadiennes, à la demande de la police fédérale américaine, de fouiller ses appareils électroniques ; le but étant que le FBI reçoive des numéros de série électroniques et des images des appareils de Meng. Alors que le Canada invoque une inspection douanière de routine, la défense affirme quant à elle qu’il s’agit là d’un abus de procédure. 

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Par ailleurs, le service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) avait au préalable souligné que le FBI ne serait pas présent lors de l’arrestation de Meng, « afin d’éviter la perception d’influence ».

Le SCRS était donc, selon les dires de la défense, « conscient de dissimuler l’implication du FBI ». À ce titre, le porte-parole du ministère chinois des Affaires Étrangères, Zhao Lijian, souligne que le document du SCRS est bien la preuve « que toute l’affaire Meng Wanzhou est un incident politique grave ». « Cela en dit long sur les calculs politiques des États-Unis pour supprimer délibérément Huawei et d’autres entreprises chinoises de haute technologie. (…) Nous exhortons une fois de plus le Canada à prendre au sérieux la position solennelle et les préoccupations de la Chine, à libérer immédiatement Meng et à assurer son retour en toute sécurité en Chine, et à ne pas s’engager davantage dans la mauvaise voie », ajoute-t-il.

D’autre part, l’Afrique, en pleine expansion économique pourrait connaitre une révolution grâce au numérique. Une occasion unique de s’ancrer dans les voies du développement. À l’heure de la mondialisation, le continent a besoin d’entreprises qui investissent dans l’accès aux nouvelles technologies. Cette guerre sino-américaine privera-t-elle le continent d’un acteur majeur de sa transition numérique ? 

Le géant chinois est présent sur le continent africain depuis 1997 où il commercialise des équipements technologiques ainsi que des smartphones. 

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