Le Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) a procédé ce jeudi à la présentation de son rapport 2019 sur le secteur extractif.

L’occasion a permis d’échanger et de partager avec des acteurs et parties prenantes qui s’intéressent à la gouvernance des ressources minières, pétrolières et gazières de notre pays.

« Face à la triple crise sanitaire, économique et sociale, nos états ont besoin plus que jamais de mobiliser des ressources domestiques afin de relancer leurs économies. C’est dans cette perspective que le Comité national ITIE a mis un point d’honneur à produire un rapport qui respecte le principe de publication n+1 (les données de l’année 2019 étant publiées en 2020) et compte même aller au-delà avec l’ensemble des entités déclarantes. En effet, au lieu d’attendre la parution du Rapport annuel pour avoir les données, les pays mettant en œuvre l’ITIE publient de plus en plus souvent les informations requises par la Norme ITIE au moyen des systèmes de déclaration du Gouvernement et des entreprises (bases de données, sites Internet, rapports de suivi annuels, portails de données, etc.) » a déclaré le professeur Awa Marie Coll SECK présidente du CN- ITIE.

« Les résultats du présent Rapport ITIE font état d’une contribution globale de 161 milliards de FCFA pour l’année 2019. Ce qui établit la contribution globale du secteur extractif au budget de l’Etat du Sénégal à 5,3%» poursuit la présidente du Comité national.

Selon les chiffres collectés dans le cadre du présent rapport, les entreprises pétrolières et minières du périmètre de réconciliation emploient directement 7 951 personnes soit 0,19% du total de la population active au Sénégal. La majorité des effectifs (7 566 employés), soit 95% sont des nationaux. Le secteur minier artisanal emploie 31 359 personnes soit 0,74% de la population active.

Le rapport a relevé que les entreprises pétrolières et minières du périmètre de réconciliation, ont déclaré un montant global payé aux fournisseurs en 2019, estimé à 891 milliards de FCFA dont 216 milliards aux entreprises nationales.

Pour une plus grande transparence dans le secteur extractif, « la divulgation de tous les contrats extractifs deviendra obligatoire en janvier 2021», une recommandation du professeur Awa Marie Coll SECK

Au- delà des recommandations, le Rapport ITIE 2019 a proposé des réformes dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance du secteur extractif et rendra effective l’exigence de la divulgation des bénéficiaires effectifs à compter du 1er janvier de cette année

Il en est de même de l’opérationnalisation du Fonds d’appui et de péréquation qui permettra de rassurer davantage les communautés de base pour impacter positivement la gouvernance des ressources pétrolières, gazières et minières dans notre pays.

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