La Banque africaine de développement (BAD) a organisé, le 11 février, le troisième webinaire virtuel sur à l’accélération de la digitalisation dans les institutions financières en Afrique, l’objectif étant d’échanger sur les questions liées à cette accélération digitale et à l’adoption des services financiers numériques depuis l’arrivée de la pandémie à coronavirus.

Cette rencontre dédiée aux banques et institutions de microfinance, s’inscrit dans le cadre du programme d’assistance technique au secteur financier de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour l’Afrique centrale et occidentale.

Selon la BAD, avant la pandémie, la digitalisation des services financiers avançait déjà rapidement depuis plus d’une décennie, notamment grâce à l’essor des entreprises FinTech, des opérateurs de réseaux mobiles proposant des produits numériques innovants, et aussi à l’augmentation du commerce électronique. De plus, les banques et les institutions de microfinance traditionnelles étaient en train de prendre le train de la numérisation, bien qu’à un rythme mitigé sur le continent.

Ce webinaire s’est donc concentré sur plusieurs questions parmi lesquelles : comment la crise Covid-19 a-t-elle accéléré la mise en œuvre des solution numériques pour la fourniture de services financiers ? ; comment la planification traditionnelle des projets a-t-elle été raccourcie ? Avec quels défis, risques et résultats et quelles leçons en ont-elles été tirées ? ; comment les institutions financières ont-elles commencé à se préparer à la « nouvelle économie » déclenchée par la diffusion croissante des solutions numériques ?

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À cela s’ajoutent les questions liées à l’émergence du commerce électronique, le positionnement des institutions financières dans le paysage numérique en vue de concurrencer ou coopérer avec de nouveaux acteurs qui ont également été au cœur des débats.

Pour la BAD, cette crise a, en effet, conduit les entreprises en général et les institutions financières en particulier à accélérer l’adoption de solutions numériques, afin de réduire les contacts physiques entre leur personnel et leurs clients mais aussi de réduire les coûts dans un contexte de réduction des volumes d’affaires, des taux d’intérêt et, dans le cas des prêteurs, de risque de crédit accru. Ce processus s’accompagne à des degrés divers de mesures prises par les régulateurs pour promouvoir les transactions et les services de paiement numérique, la virtualisation de la main-d’œuvre.

« Les institutions financières, en particulier, ont subi des pressions pour mettre en œuvre des solutions numériques beaucoup plus rapidement que cela n’aurait été le cas dans des circonstances normales, réduisant parfois leur horizon de planification de 2 à 3 ans à seulement de 3 à 6 mois », a indiqué l’initiative Making finance work for Africa de la BAD.

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La rencontre a connu la participation des membres des institutions financières de l’Afrique centrale et de l’Ouest.

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