C’est une patate chaude entre les mains du gouvernement. L’Ena n’a pas donc organisé les épreuves du concours direct, qui étaient prévues samedi, par respect de la décision du juge des référés administratif de la Cour suprême ordonnant la suspension du concours direct des deux cycles.

Le gouvernement a respecté la suspension du concours direct de l’Ecole nationale d’administration (Ena) dont les épreuves d’admissibilité étaient prévues hier. Malgré les dénégations de son directeur, qui soutenait vendredi que le processus continuerait en dépit de l’arrêt du juge. Finalement, l’Ena a pris acte de la décision du juge des référés administratif de la Cour suprême ordonnant la suspension du concours direct A et B de cette école. Dans un communiqué, l’Ena informe qu’en conformité des ordonnances de la Cour suprême, «les épreuves du concours direct A, initialement prévues le 19 septembre 2021, sont suspendues jusqu’à nouvel ordre».

Il est précisé dans le document «que les épreuves du concours professionnel A, non concerné par lesdites décisions, sont maintenues». Dans le communiqué, les auteurs rappellent que «par lettre n° 002196/Sgg/Msgg du 17 septembre 2021, le ministre, Secrétaire général du gouvernement, a notifié à l’Ecole nationale d’Admi­nistration (Ena), les ordonnances n° 23 et 24 en date du 16 septembre du juge des référés administratif de la Cour suprême ordonnant la suspension des arrêtés 028813 du 27 août et 027729 du 20 août 2021 modifiant les arrêtés 027310 et 027311 du 6 août 2021 fixant les listes des candidats autorisés à se présenter aux concours di­rects d’entrée aux cycles A et B de l’Ena».
Pour rappel, la Cour su­prême a ordonné la suspension du concours après avoir été saisie par des fonctionnaires, qui estiment être lésés par le déroulement du concours parce que leurs noms ont été expurgés de la liste du con­cours direct pour le cycle A.

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Le Secrétariat du gouvernement, qui organise le concours, leur reproche de faire le concours direct alors qu’étant déjà agents de la fonction publique, ils doivent faire le professionnel. Abdou Latif Coulibaly qui a réagi vendredi suite à la décision de la Cour suprême a fait savoir qu’ils étaient «en train de réfléchir sur la question en étant très attentifs et extrêmement préoccupés par une décision de justice qui aujourd’hui pose techniquement des problèmes».

Par Dieynaba KANE , Le Quotidien