Les crypto-monnaies qui sont considérées comme les monnaies du futur sont en baisse dans le nombre d’utilisateurs et de transactions si nous considérons les projections effectuées sur ces monnaies virtuelles.

Selon Boursier, la plateforme américaine de transaction de crypto-monnaies Coinbase a publié mardi soir après la clôture de Wall Street des résultats décevants pour le 1er trimestre, entraînant un plongeon de 26,4% du titre, qui a fini mercredi à 53,72$ à Wall Street, au plus bas depuis sa cotation directe en Bourse il y a un an, à un prix de référence de… 250$.

Alors que le bitcoin a plongé de plus de 35% depuis le début de l’année, tombant même sous 30.000$ depuis mardi, les revenus de Coinbase ont plongé de 27% sur un an pour revenir à 1,17 milliard de dollars contre 1,48 Md$ attendu par les analystes du consensus Refinitiv. Coinbase a en outre encaissé une perte nette de 430 millions de dollars, soit 1,98$ par action, au premier trimestre.

Les utilisateurs actifs mensuels sont tombés à 9,2 millions contre 11,4 millions au 4e trimestre 2021, et le volume total de transactions a baissé de 547 Mds$ au T4 2021 à 309 Mds$ au T1 2022. Les dépenses opérationnelles du groupe ont fortement augmenté, à 1,72 Md$, dépassant le montant du chiffre d’affaires.

La crainte d’un « black swan » jette Coinbase dans la tourmente

Dans une lettre aux actionnaires, la direction reste néanmoins confiante pour le long terme et souligne que « nous pensons que les conditions de marché ne sont pas durables et nous restons concentrés sur le long terme ». La compagnie a précisé qu’elle se focalisait sur la prochaine génération d’opportunités liées à l’univers des cryptos, au-delà de leur simple négociation, à savoir les NFT et la finance décentralisée.

Le patron et co-fondateur de la société, Brian Armstrong, a assuré dans un tweet que Coinbase ne « court aucun risque de faillite ». Il a cependant reconnu que dans le cas d’une crise imprévisible (« black swan »), les cryptomonnaies que la société détient pour le compte de ses clients pourraient ne pas leur revenir automatiquement dans certains cas…

Il est « possible, bien que peu probable, qu’un tribunal décide de considérer les actifs des clients comme faisant partie (des biens) de l’entreprise dans le cadre d’une procédure de faillite », a-t-il expliqué.

Avec Boursier