Starlink au Sénégal : une bouffée d’oxygène numérique et le miroir tendu aux monopoles d’un autre âge

Starlink arrive au Sénégal et fissure un monopole de fait vieux de plusieurs décennies. Pour les zones rurales et les territoires oubliés, l’espoir d’un Internet enfin accessible renaît provoquant un véritable électrochoc politique dans un secteur aussi stratégique que vital pour la Nation. Ce choc n’est pas anodin : il révèle, expose et oblige à penser autrement, marquant un tournant historique où, pour la première fois depuis des décennies, un acteur de rupture bouscule une hégémonie solidement installée dans un secteur stratégique transformant ce qui aurait pu n’être qu’un choc technique en un enjeu profondément politique.

Starlink constitue une avancée réelle. Dans les zones rurales, les régions mal desservies ainsi que dans les nombreuses zones blanches encore constatées au sein même des grandes villes, le service peut contribuer à réduire la fracture numérique, renforcer la résilience du réseau et améliorer l’accès à Internet.

Depuis la convergence entre l’informatique, les télécommunications et l’audiovisuel ayant donné naissance au numérique, ce dernier n’est plus une simple marchandise. Il structure désormais l’éducation, la santé, l’économie et, plus largement, l’organisation de nos sociétés, ce qui en fait un enjeu majeur de pouvoir, de souveraineté et de destin national. Devenu vital, au même titre que l’eau et l’électricité, il conditionne désormais l’accès au savoir, au travail et à la participation sociale, faisant ainsi de cette question un enjeu profondément politique.

C’est précisément pour cette raison que l’arrivée de Starlink ne saurait être analysée uniquement sous l’angle technologique ou commercial. À l’heure où Internet devient un droit social essentiel. Reconnaître un progrès ne signifie pas pour autant renoncer à la vigilance ?

Toutefois, il est légitime de s’interroger sur les mécanismes d’accompagnement déjà mis en œuvre par l’État, le Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN) et l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) afin d’encadrer cette ouverture technologique. Cette démarche traduit une volonté de concilier innovation, accessibilité et préservation des intérêts stratégiques nationaux.

Une première limite, souvent absente des discours technophiles, apparaît alors de manière évidente : la contrainte financière. Si la constellation de satellites permet de réduire instantanément la fracture géographique, le coût d’acquisition du matériel et de l’abonnement mensuel demeure encore hors de portée pour une large partie des ménages ruraux. Sans mécanismes de subvention ou de mutualisation, l’inclusion géographique risque ainsi de se transformer en une nouvelle forme d’exclusion économique.

Il convient néanmoins de saluer les mesures d’accompagnement envisagées par l’État afin de faciliter l’accès au service notamment à travers un programme prévoyant environ 5 000 kits Starlink négociés dont 1 000 kits gratuits destinés aux zones prioritaires, aux territoires mal desservis et à certains usages communautaires. Une initiative importante qui peut contribuer à réduire la fracture numérique à condition qu’elle soit durable, transparente et suffisamment étendue pour toucher les populations les plus marginalisées.

Mais au-delà de l’enjeu d’accessibilité, une autre question plus sensible demeure : celle du pouvoir réel qu’exercent désormais certains acteurs technologiques privés sur des infrastructures devenues vitales. Starlink repose sur une infrastructure satellitaire entièrement contrôlée hors du territoire national. Les inquiétudes liées à Elon Musk et à ses prises de position publiques ne sont ni fantaisistes ni exagérées.

Elon Musk incarne parfaitement cette ambivalence. Dans certains contextes, l’accès à Starlink a déjà été ajusté plusieurs fois à la suite de décisions unilatérales de son groupe notamment durant le conflit entre la Russie et l’Ukraine où certaines limitations auraient été appliquées dans des zones stratégiques sensibles affectant l’usage de systèmes connectés tels que les drones militaires dépendant de la connexion satellitaire. Ce précédent est loin d’être anodin : il démontre qu’un acteur privé, aussi innovant soit-il, peut à lui seul influencer des capacités de communication devenues critiques dans un contexte géopolitique majeur.

Ces précédents doivent interpeller. Ils montrent qu’un service présenté comme purement technologique peut, dans les faits, devenir un levier de pouvoir.

Que se passe-t-il lorsqu’un droit essentiel dépend d’une décision prise hors du territoire national ?

En outre, Starlink dispose également de la capacité technique de désactiver à distance des terminaux ou de limiter l’accès au réseau par géolocalisation rendant inopérants certains équipements lorsqu’ils sont utilisés hors des zones autorisées ou dans des territoires où le service n’est pas validé. Dans plusieurs pays africains et asiatiques confrontés à des périodes de tension politique ou électorale, l’introduction ou l’activation de Starlink a été retardée, conditionnée ou suspendue.

Ces constats imposent une règle claire. L’ouverture ne doit jamais signifier la dépossession. Le Sénégal ne peut remplacer une dépendance ancienne par une dépendance plus diffuse.

En réalité, le véritable enjeu dépasse l’accès à Internet. Il concerne désormais le contrôle des infrastructures, des données et des flux. Les réseaux numériques sont devenus le cœur même de la souveraineté moderne. Les règles applicables sont souvent externes et sans garde-fous solides ni contrôle local des points d’interconnexion, l’État peut perdre une partie de sa capacité de supervision technique. La perte de maîtrise devient alors progressive puis structurelle tandis qu’une dépendance silencieuse peut progressivement s’installer.

C’est pourquoi la régulation est centrale. Il ne s’agit pas de freiner l’innovation mais de la structurer. L’ARTP joue ici un rôle stratégique dans l’encadrement de Starlink, un service qui ne s’inscrit pas dans le même modèle que les opérateurs télécoms classiques relevant du Code des communications électroniques du Sénégal et du régime de licences traditionnel. Il s’agit plutôt d’une autorisation spécifique d’exploitation, assortie de conditions techniques et réglementaires renforcées notamment en matière de présence locale, de sécurité et de qualité de service. Ce cadre devra toutefois être consolidé et adapté aux enjeux émergents en particulier sur la localisation des données, la souveraineté des flux et la continuité de service afin de garantir un équilibre durable entre ouverture technologique et maîtrise nationale des infrastructures critiques.

La concurrence n’a de sens que lorsqu’elle sert l’intérêt général. Briser un monopole est nécessaire mais créer une nouvelle dépendance serait une erreur stratégique.

Orange comme Starlink sont deux sociétés étrangères. L’une n’est ni plus nationale ni plus légitime que l’autre.

Dans ce débat, Sonatel ne peut être sanctuarisée, pas plus qu’elle ne peut être présentée comme le modèle absolu de souveraineté nationale même si l’État détient environ 21 % du capital et que l’entreprise représente près de 10 % du PIB. Elle est souvent présentée comme un pilier national, presque un symbole de souveraineté « parfaitement maîtrisée ». Pourtant, son histoire raconte une réalité plus nuancée.

D’abord, Sonatel n’est pas née comme une entreprise privée performante qu’il faudrait protéger. Elle est née des cendres de la défunte Société des Télécommunications Internationales du Sénégal (Télé-Sénégal), société nationale stratégique d’économie mixte cogérée par l’Office des postes et télécommunications (OPT) pour le compte du Sénégal et par France Câble Radio (FCR) à partir d’août 1968, avec 24 % des parts, puis 51 % à partir de 1976. Ce processus aboutira à la nationalisation de Télé-Sénégal en 1981 avec le rachat des 49 % détenus par France Câbles et Radio (FCR).

En 1985, l’État procédera à la première grande réforme du secteur, débouchant sur l’éclatement de l’OPT avec la création, d’une part, de l’Office de la Poste et de la Caisse d’Épargne (OPCE) et, d’autre part, de la Société nationale des télécommunications du Sénégal (Sonatel). Cette dernière a été mise en place le 1er octobre 1985 par M. Alassane Dialy Ndiaye, à qui nous rendons un vibrant hommage pour sa clairvoyance. Que son âme repose en paix.

Malheureusement, contre toute attente, par décret n°97-715 du 19 juillet 1997, le Président Abdou Diouf prit une décision qui sera durablement contestée en procédant à la privatisation de la Sonatel, considérée alors comme une fierté nationale. Il céda 10 % au personnel, 17 % à la sous-région, aux nationaux et à l’IPRES, ainsi que 33,33 % à France Télécom pour 75 milliards de FCFA.

Plus marquant encore, cette opération s’accompagna d’un contrat de concession portant sur des infrastructures stratégiques de l’État (fibres optiques, canalisations, pylônes, appuis aériens, fourreaux, etc.), reconduit de manière tacite à chaque renouvellement de licence. Et ce, alors que la même année, en 1997, année de sa privatisation, la Sonatel avait réalisé un chiffre d’affaires de 45 milliards de FCFA.

Plus regrettable encore, rien ne semblait freiner la montée en puissance de France Télécom sous le magistère du Président Abdou Diouf. En 1999, celui-ci signa avec France Télécom un protocole d’accord lui permettant d’acquérir 9,87 % supplémentaires portant ainsi sa participation totale à 42,33 % du capital.

Par la suite, la Sonatel créa la filiale Sonatel Mobiles avec la marque Alizé. Cependant, en 2006, sous le regard impuissant des syndicalistes, France Télécom entama progressivement la disparition du caractère « national » associé à Sonatel. Une année plus tard, les marques commerciales Alizé (téléphonie mobile), Sentoo (Internet) et Keurgui TV (télévision sur Internet) furent remplacées par la marque Orange, enseigne commerciale universelle de France Télécom.

Le 8 avril 2009, le Président Abdoulaye Wade signa un protocole avec France Télécom qui devait conduire à la vente de 9,87 % supplémentaires afin de permettre à cette dernière de devenir actionnaire majoritaire de la Sonatel avec 52,2 % des parts avant qu’une importante levée de boucliers nationale ne le fasse reculer.

Par ricochet, le 12 août 2011, conscient des enjeux socio-économiques et de souveraineté nationale, le Président Abdoulaye Wade proclama son intention de racheter les 42,33 % détenus par France Télécom afin que la Sonatel redevienne pleinement un patrimoine national. Toutefois, sous la pression de l’ancienne métropole et face à l’opposition des syndicalistes, ce projet fut finalement abandonné laissant perdurer une perte stratégique majeure dans le domaine des télécommunications sénégalaises.

En 1997, année de sa privatisation, la Sonatel avait réalisé un chiffre d’affaires de 45 milliards de FCFA avec 2 060 salariés permanents. En 2013, son chiffre d’affaires atteignait 738 milliards de FCFA avec 1 769 salariés permanents. En seize ans, cela représente une hausse du chiffre d’affaires de plus de 1 540 %, tandis que les effectifs permanents diminuaient d’environ 14 %.

Plus alarmant encore, en 2022, après vingt-six années de privatisation, malgré une hausse continue et exponentielle du chiffre d’affaires atteignant 1 455 milliards de FCFA, le nombre de salariés permanents était estimé à environ 1 800, avec près de 800 intérimaires. Cette évolution traduit une croissance considérable des performances financières sans progression proportionnelle de l’emploi durable.

Alors que le Sénégal compte une population jeune confrontée à d’importantes difficultés d’insertion professionnelle, plusieurs jeunes restent sans activité et perdent progressivement espoir dans la quête d’un emploi stable. L’État devrait tirer les enseignements de l’histoire récente du secteur des télécommunications. Entre les années 1990 et la fin des années 2000, des milliers de Sénégalais travaillant dans les télécentres ont perdu leurs emplois dans une indifférence quasi générale, à mesure que les évolutions technologiques transformaient le marché.

Parmi ces compatriotes désespérés, souvent candidats malheureux à l’émigration irrégulière vers l’Europe, beaucoup ont perdu la vie dans les eaux de l’océan Atlantique et ce drame humain continue malheureusement de se répéter.

Pour qu’on ne s’y trompe pas, les véritables créateurs d’emplois et de richesse dans notre pays demeurent les PME/PMI qui, avec leurs propres moyens, innovent, prennent des risques et créent de la valeur ajoutée pour l’économie nationale. Elles se distinguent de certaines multinationales qui favorisent essentiellement des emplois précaires à travers des contrats à durée déterminée (CDD) ou des prestations de services n’offrant que peu de garanties d’insertion durable pour la jeunesse.

À cet effet, la directive du Président de la République Macky Sall adressée au gouvernement lors du Conseil des ministres du 10 mars 2021 visant à trouver des solutions à la question lancinante de l’emploi des jeunes, aurait dû encourager ces grandes entreprises à repenser davantage leurs politiques sociales et économiques afin de contribuer plus activement à la création d’emplois durables, à l’accompagnement de l’entrepreneuriat, de l’innovation et des initiatives numériques portées par la jeunesse sénégalaise. De telles initiatives constitueraient des alternatives crédibles à l’émigration irrégulière.

Les arguments mis en avant à travers certaines fondations ou actions sociales demeurent parfois insuffisants face à l’ampleur des attentes économiques et sociales des populations.

Autre paradoxe, la tarification des services de télécommunications évolue généralement à la baisse avec les progrès technologiques. En principe, l’augmentation de l’offre devrait entraîner une diminution progressive des prix ainsi qu’une mise à jour régulière des abonnements et contrats antérieurs de l’État. Cependant, il n’existe pas de mécanisme suffisamment transparent permettant de vérifier systématiquement le réajustement de ces abonnements en fonction des nouveaux catalogues tarifaires, ce qui pourrait entraîner des pertes financières importantes pour l’État.

Par ailleurs, il convient de reconnaître l’initiative du Président de la République Macky Sall pour avoir pris une décision forte visant à rationaliser la téléphonie de l’État en mettant en mode restriction plusieurs lignes de téléphone mobile prises en charge aux frais de l’administration. Cette mesure a permis de réduire significativement la facture annuelle de téléphonie de l’État, passée progressivement d’environ 22 milliards de FCFA au début des années 2010 à près de 6 milliards de FCFA grâce aux politiques de rationalisation engagées sous la présidence de Macky Sall. À cette époque, j’étais le maître d’œuvre (MOE) de cette réforme en ma qualité de Directeur de l’Exploitation de l’Agence de l’Informatique de l’Etat (ADIE). Le Ministère des finance état le MOA

À cette époque, j’étais le maître d’œuvre (MOE) de cette réforme en ma qualité de Directeur de l’Exploitation de l’Agence de l’Informatique de l’État (ADIE), tandis que le Ministère des Finances en assurait la maîtrise d’ouvrage (MOA). Le comité technique était présidé par le Doyen Ibrahima Niang, à qui je rends un hommage mérité au passage, ainsi qu’à nos vaillants collaborateurs pour leur engagement et leur contribution déterminante à la réussite de cette réforme.

L’État pourrait également réaliser d’importantes économies supplémentaires à travers l’inventaire, la mutualisation et le réajustement de l’ensemble des abonnements de liaisons spécialisées (LS) et ADSL aux tarifs actuels des catalogues de services. Pour cela, il serait nécessaire de disposer d’un inventaire exhaustif et régulièrement actualisé de ces lignes, suivi d’un audit administratif et physique permettant d’identifier et de supprimer les abonnements devenus inutiles ou non optimisés. Toutefois, l’accès consolidé à certaines informations techniques et administratives n’a pas toujours été facilité, ce qui a parfois limité les capacités de rationalisation complète des dépenses publiques dans ce domaine.Une déclaration demeure particulièrement révélatrice même plusieurs années après :

« C’est l’unique opérateur historique au monde ayant crû sans interruption pendant une vingtaine d’années, en chiffre d’affaires et en marge », se réjouissait en avril 2016 à Dakar Bruno Mettling, alors président du conseil d’administration d’Orange Middle East and Africa.

Autre point essentiel : la contribution au PIB. Le fait qu’une seule entreprise représente une part significative de l’économie nationale n’est pas nécessairement un signe de robustesse mais peut aussi révéler une concentration importante et une forme de dépendance structurelle à un acteur dominant. Une économie résiliente repose avant tout sur un tissu dense de PME et de PMI nationales capables de créer de la valeur de manière diversifiée et répartie.

Enfin, si l’argument formulé à l’encontre de Starlink repose sur la localisation de ses revenus au sein du groupe SpaceX à l’étranger, il convient de rester cohérent. Une part importante de la valeur générée par Sonatel est également consolidée au niveau de son actionnaire majoritaire étranger.

La souveraineté numérique ne se mesure pas uniquement au poids dans le PIB ou aux montants d’impôts versés. Elle s’évalue surtout à travers le contrôle stratégique, la capacité de décision locale, la création d’emplois durables et la maîtrise effective des infrastructures sans dépendance structurelle excessive.

Protéger un opérateur national peut relever d’un choix légitime de politique économique. Mais ériger une entreprise privatisée dont le contrôle majoritaire appartient à un groupe étranger, en symbole absolu de souveraineté économique relève davantage du récit que d’une analyse strictement économique.

Dès lors, qui détient réellement le pouvoir de décision stratégique, qui contrôle les infrastructures et les flux et où se situe la captation de la valeur et des dividendes ? C’est là que se joue le véritable débat.

Vu sous cet angle, Starlink apparaît comme un véritable électrochoc, une occasion historique de repenser les règles du jeu et de renforcer la souveraineté numérique du Sénégal. La réponse ne sera pas le repli mais l’organisation. Cela implique trois priorités claires : la construction d’infrastructures de données souveraines, le renforcement des capacités locales et la structuration d’un véritable écosystème numérique national.

Dans cette dynamique, l’arrivée de Starlink constitue également une remise en question des mécanismes existants pour l’Etat notamment du FDSUT dont le modèle est appelé à évoluer pour s’adapter à ces nouvelles réalités. La logique consistant à financer principalement l’extension géographique d’infrastructures terrestres est profondément bousculée par la capacité des solutions satellitaires à désenclaver rapidement les zones blanches.

C’est pourquoi le FDSUT doit impérativement redéfinir ses missions en pivotant de la couverture technique vers l’accessibilité économique. Le satellite résout le problème de l’accès mais son coût matériel et d’abonnement reste hors de portée pour les ménages ruraux. Le rôle du fonds doit donc être de subventionner cet accès pour éviter qu’une fracture géographique ne se transforme en exclusion sociale.

Enfin, préserver l’équité ne consistera pas à sanctuariser un monopole d’un autre âge dont la souveraineté est déjà diluée par des décisions et des dividendes pilotés depuis l’étranger mais à imposer une régulation forte via l’ARTP.

Le Sénégal doit contraindre Starlink à contribuer financièrement au FDSUT tout en exigeant le contrôle local de nos données. La souveraineté numérique ne se proclame pas mais elle s’organise en refusant de remplacer une dépendance ancienne par une dépossession moderne et repose sur trois piliers fondamentaux, à savoir le contrôle des infrastructures, la capacité de décision et la création durable de valeur locale.

Le numérique est devenu trop vital pour être abandonné à des logiques extérieures sans réciprocité ni vision nationale.

Elhadji Wack Ndiaye
Acteur du Numérique

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