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Régulation des OTT au Sénégal : ce qu’il faut comprendre sur Viber, skype, whatsapp….

OTT-Régulation-VOIP

Un débat sur un probable blocage des  OTT (Over the top) au Sénégal anime la toile depuis un moment, suite  à la publication d’un article dans le journal « Le Quotidien ». Avec l’engouement qui s’en est suivi, Socialnetlink a cru important d’expliquer de façon digeste, la question des OTT au Sénégal aux consommateurs, tout en sachant que notre pays semble être en dernière position  sur la liste des pays  qui veulent “éliminer” les OTT.

On ne parle pas de blocage mais de régulation

De prime abord, il est important d’expliquer  qu’il ne s’agit pas de blocage en tant que tel, mais plutôt  d’une réflexion  vers la régulation de  ces applications de messageries instantanées et d’appels vocaux.   En fouillant le code des télécommunications du Sénégal, on se rend compte qu’il  y a déjà un vide juridique sur le  blocage des OTT. La question ne semble pas être d’actualité.

L’idée donc, est de réfléchir sur comment pousser les OTT présents au Sénégal à reverser une partie de leurs bénéfices   à l’Etat ou comment les encourager à mettre en place des sociétés,   des infrastructures génératrices d’emplois et de revenus

Pourquoi une régulation des OTT ?

En effet,  les revenus  sur les  appels internationaux sont estimés à  80 milliards par an et  les OTT   font perdre aux opérateurs en moyenne 10%  sur le  trafic. Ce qui cause un grand préjudice aux opérateurs qui avaient exprimé au niveau de l’Union Internationale des Télécoms (UIT) à travers leur association   GSMA (association des opérateurs GSM)  la  régulation des OTT.On se rappelle du blocage de Viber par Orange qui comprend assez bien le manque à gagner dans cette situation.

L’autre problème réside sur les  cas de fraudes notées au niveau des OTT. On assiste de plus en plus à des détournements d’appels frauduleux (technique du by passing). Pour le cas de Viber par exemple, il est facile pour l’application de dévier un appel international sans pour autant payer l’opérateur récepteur.
Il se pose aussi la question de la sécurité et de la protection des données personnelles. Nous ne savons pas ou plutôt nous ne pouvons pas dire ce que font ces OTT des données collectées. Ne sont-elles pas utilisées à d’autres fins ?

Y a-t-il une nécessité?

Une question qui mérite bien d’être posée si l’on ne sait pas quel est le poids  ou bien le trafic des OTT au Sénégal. Est-ce que leur présence dans notre pays est significative  pour favoriser  la régulation? Pour certains,  la question doit être axée sur  la qualité de services. L’autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes a pour devoir de dire aux opérateurs d’améliorer leur service  avec une tarification justifiée au profit du consommateur qui souvent n’est pas intéressé par les chiffres d’affaires.

Il est bon de noter que l’utilisation des OTT par les consommateurs au profit des opérateurs   n’est que le résultat  du coût élevé des appels. Souvent, les opérateurs  se préoccupent uniquement de leurs poches.  Il n’y a aucun usage concret et bénéfique aux consommateurs. Ce qui peut causer une grande frustration.

En résumé,  la question de la régulation  des OTT au Sénégal est loin de connaître son épilogue. L’état du Sénégal  ferait mieux de voir comment nouer des partenariats comme le font  les opérateurs dans certains pays  afin de capter  une part de leurs revenus  et de développer le secteur des télécommunications

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