Reporters sans frontières, bureau Afrique subsaharienne, a publié à Dakar son rapport sur le Classement mondial de la liberté de la presse 2019. Ces dernières années, la presse  est victime d’une dégradation sans cesse. Ainsi, l’Afrique subsaharienne n’y échappe pas.

La haine des journalistes, les attaques contre les reporters d’investigation, la censure, notamment sur internet et les réseaux sociaux, les pressions économiques et judiciaires contribuent à affaiblir la production d’une information libre, indépendante et de qualité sur un continent où la liberté de la presse a connu d’importantes évolutions en 2018.

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Néanmoins, on peut dire que l’Afrique enregistre la plus faible dégradation régionale de l’édition 2019 du Classement mais aussi certaines des plus fortes évolutions de l’année écoulée.

Les changements de régime, une aubaine mitigée pour les journalistes

En Ethiopie (110e) , un changement de régime a permis de vider ses prisons des journalistes et de faire un bond spectaculaire de 40 places.

Dans un pays limitrophe, c’est avec l’arrivée d’Adama BARRO, à la suite d’une alternance politique que la Gambie (92e, +30) a affiché l’une des hausses les plus importantes du Classement.

Cependant, Reporters sans Frontières note que les changements de pouvoir sur le continent ne profitent toutefois pas tous aux journalistes. En Tanzanie (118e, -25e), l’arrivée depuis 2015 du président John Magufuli, surnommé “le Bulldozer”, s’est accompagnée d’attaques sans précédent contre la presse.

Une baisse significative en Mauritanie

La Mauritanie (94e, -22) où le blogueur Mohamed Cheikh Ould Mohamed Mkhaïtir, initialement condamné à mort pour apostasie avant d’être déclaré libérable, est maintenu en détention dans un lieu secret depuis plus d’un an et demi.

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Continent des contrastes, l’Afrique est aussi celui de la continuité du côté du pire : la République démocratique du Congo (RDC), qui se maintient à la 154e place, est le pays d’Afrique où RSF a enregistré le plus d’exactions en 2018, tandis que la Somalie (164e) reste le pays de la région le plus meurtrier pour les journalistes.

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