Au Sénégal, ce sont des milliers de TPE et PME que le Fonds de garantie des investissements prioritaires a accompagné depuis le démarrage de ses activités.

Le directeur général du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) confie que sa structure a accompagné à peu près 5300 Très petites entreprises (Tpe) et 1188 Petites et moyennes entreprises (Pme) depuis le démarrage de ses activités. Selon nos confrères de lejecos.com, Doudou Ka qui s’exprimait sur le plateau de 7Tv indique également que selon les banques, 51 voire 60% des entreprises qui sollicitent des financements bancaires ne présentent pas des garanties qui les mettent en confiance.

5300 Tpe et 1188 Pme.

A peu près 5300 Tpe et 1188 Pme. C’est le nombre d’entreprises accompagnées par le Fongip depuis le démarrage de ses activités, confie le directeur général Doudou Ka. Qui fait savoir dans la foulée que le processus de mutation du Fongip est très en avance. Depuis 2013, dit-il, le Fongip a fonctionné en tant que agence publique, notre modèle de couverture était celui de cash latéral et depuis 5 ans nous avons pu mobiliser plus de 60 milliards de francs Cfa. Mais nous avons vu que l’effet levier c’est-à-dire qu’à chaque fois que l’Etat nous donnait 1 FCfa de garantie, cela nous permettait de mobiliser trois fois de crédits.

M. Ka souligne ainsi que l’effet levier multiplicateur était de 3 et quand « on a comparé avec ce qui se passe ailleurs, on a vu qu’il était de 8 à 11 dans d’autres pays ». C’est de là, confie-t-il, qu’on a essayé de voir pourquoi au Sénégal on n’a pas cet effet levier et c’était dû à notre modèle d’intervention qui était basé sur du cash latéral. Cela veut dire qu’à chaque fois que le Fongip garantissait une entreprise, il était obligé de mettre en place les fonds nécessaires et à les bloquer voire même les nantir au niveau des banques.

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« Ce mécanisme ne permet pas d’avoir un effet levier élevé et pour corriger cela, il  fallait aller vers une transformation institutionnelle et obtenir l’agrément de la Bceao pour qu’on puisse avoir un effet levier beaucoup plus important », reconnait M. Ka avant  d’indiquer que c’est cela qui a entrainé depuis deux ans le processus de transformation avec un cabinet international qui est très avancé maintenant.

Par ailleurs, le Dg du Fongip souligne qu’on a un déficit de financement bancaire de 516 milliards de francs Cfa par an. Cela résulte, selon lui, du fait que« les banques disent qu’à 51 voire 60% de ces structures (qui cherchent des financements) ne présentent pas des garanties qui nous mettent en confiance ». C’est un besoin réel et structurel de notre économie qu’il faut régler parce qu’on ne peut pas  continuer à avoir un gap de 516 milliards de financement de nos entreprises et espérer leurs investissements pour le développement du pays. « Ce n’est pas possible ! Il faut régler cette question de financement de notre économie par les banques », dit-il.

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S’exprimant sur le contexte actuel marqué par la Covid-19, M. Ka laisse entendre que l’Etat est en train de faire des efforts pour accompagner les entreprises, notamment à travers 15 milliards de crédits hôteliers, 5 milliards pour le transport aérien, le soutien aux acteurs de la culture, des transports terrestres entre autres. Cela, d’après Doudou Ka, montre l’effort que l’Etat fournit pour soutenir les entreprises.

Mais pour lui il est évident et clair que ces efforts-là ne peuvent pas impacter si l’on n’implique pas le mécanisme de financement bancaire. Car, explique-t-il, le financement bancaire est le seul mécanisme structurel permettant de financer l’activité économique. Par conséquent, « il faut insister sur ce mécanisme en mobilisant l’ensemble des acteurs bancaires, les éléments de confiance que l’Etat doit mettre en place pour que notre économie, dans tous ses secteurs, soit financée par les banques et les systèmes financiers.


Avec Bassirou MBAYE, lejecos.com

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