Devenue une icône de la presse économique, Abdou Diaw s’est forgé une bonne réputation malgré sa jeune carrière. Son brillant cursus plaide en sa faveur. En effet, il a mis ses connaissances d’économiste au service de l’information économique.

Au fil des années, Abdou Diaw est en train de devenir un pan sûr de la presse économique sénégalaise. Il est un journaliste spécialisé en économie et en finance au quotidien «Le Soleil». À ce poste, il est d’un apport considérable pour le service économie du quotidien national. De par la rubrique dénommée «L’explicateur» qu’il anime chaque lundi, il essaye de démonter les rouages et termes techniques de l’économie en général et de la finance en particulier. Ce qui lui vaut des surnoms flatteurs de la part de ses collègues tels que «le spécialiste», «l’expert».

Connu pour son tempérament calme et son humilité, il accepte en toute modestie ces attributs.

Il collabore avec «Le Monde Economique» en qualité d’expert en analyse économique. Actuellement, Abdou Diaw prépare sa thèse au Centre d’études des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI). Ses domaines de recherches sont entre autres l’économie des médias, l’économie générale, le datajournalisme et l’économie numérique. Étudiant dévoué et organisé, Abdou a su réaliser l’impossible. En effet, après l’obtention du baccalauréat série S2 au lycée de Dahra en 2007, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) lui ouvre ses portes. Il n’y est pas orienté par rapport à son premier choix qui était la Faculté de Médecine. Il doit désormais appréhender son destin estudiantin avec la Faculté des Sciences économiques et de Gestion. Situation qu’il accepte sans vague à l’âme.

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De la première année jusqu’en année de licence, il n’a jamais connu de session de rattrapage. C’est en 2009, l’année où il devait préparer sa licence en économie, qu’il décide de se présenter au concours du Cesti. Reçu dans la 40 ème promotion, il s’efforce de maximiser ses chances de réussite. Le dilemme se pose, car il est n’est pas autorisé pour un étudiant d’avoir une double inscription à l’université. Mais il n’abdique pas. Sur autorisation du chef de services administratifs, il allie les cours de la première année au Cesti à ceux du Master I à la Faseg.

«Les proches avaient pitié de moi et se demandaient comment je pouvais faire face à cette masse de travail. Mais j’ai su trouver l’équilibre et la force nécessaires pour arriver à franchir les étapes. Et si c’était à refaire, je referais la même chose», nous confie-t-il. Un grand pas est franchi pour lui en 2012 : il décroche son DSJC (Diplôme Supérieur en Journalisme et Communication). Désireux d’approfondir ses aptitudes en économie, il s’inscrit pour un Master II en politique économique et gestion de projet. Il soutient son mémoire en 2013 décrochant ainsi un nouveau diplôme. Insatiable dans sa quête de savoir, il s’inscrit à nouveau au Cesti afin de suivre les cours de Master en média et communication. Après deux années, il soutient un nouveau mémoire et devient ainsi un spécialiste de l’économie des médias. Abdou Diaw a plus d’une corde à son arc. A travers ses compétences et sa pertinence, il est sollicité par plusieurs écoles et instituts de formation.

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«Je donne des cours en datajournalisme et en économie générale». L’une de ses plus grandes fiertés est son recrutement en tant qu’enseignant-vacataire au Cesti quelques années seulement après sa sortie de ce Centre. Homme doté d’un grand humanisme, Abdou estime qu’il est en train de vivre sa passion.

«C’est depuis l’école primaire que j’ai commencé à lire les journaux. Par le truchement de mon maître d’école, je parvenais à me procurer les quotidiens afin de les lire», nous livre le journaliste économiste. 

Amadou Samoura (L’Info)

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