Au Tchad, Internet sans frontières veut trainer les autorités devant la Cour africaine des droits de l’homme pour les restrictions d’accès à Internet mises en place depuis quelques jours. Cette censure était consécutive à la diffusion d’une vidéo qui montre un officier tchadien abattant un civil.

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Au Tchad, la représentation locale de l’association Internet sans frontières (ISF) menace de porter plainte contre les autorités à la Cour africaine des droits de l’homme. ISF voudrait ainsi faire condamner la restriction de l’accès à Internet dans le pays qui dure depuis quelques jours. Les intentions de l’association ont notamment été annoncées par Noubarassem Blaise (photo), le représentant d’ISF au Tchad, lors d’une conférence de presse tenue le 11 août.

« Si cette mesure n’est pas levée dans les jours qui suivent, un dossier sur cette violation gravissime et répétée de la liberté d’expression, un des droits fondamentaux, sera constitué en vue d’une plainte devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Si les armes et les forces de défense et de sécurité sont les instruments du pouvoir exécutif, les moyens de communication le sont tout autant pour le quatrième pouvoir et nous ne saurions davantage en être privés », a déclaré le représentant d’ISF.

Il y a quelques jours, Mahamat Zene Cherif le ministre de la Communication avait annoncé de nouvelles restrictions d’Internet, notamment du débit, pour éviter la propagation de « messages haineux » sur les réseaux sociaux. La mesure était survenue après la diffusion virale d’une vidéo, le 14 juillet, où on voit un officier tchadien, lors d’une altercation avec des mécaniciens, tirer sur l’un d‘eux à bout portant.

Servan Ahougnon de  Agence Ecofin

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