L’ordinateur quantique fait partie de ces technologies du futur, ces technologies qui vont révolutionner l’informatique, l’industrie ou les communications.

Un ordinateur quantique opérationnel n’existera pas avant cinq ou dix ans (au mieux), et c’est justement le moment de mettre le turbo sur la recherche. Pour ne pas prendre trop de retard sur les États-Unis et la Chine qui investissent lourdement dans le domaine.

Outre des ordinateurs incommensurablement plus puissants que les supercalculateurs actuels, ces technologies exploitant les étranges propriétés de la matière à l’état atomique promettent des révolutions dans les domaines de l’industrie (capteurs hypersensibles…), de la cryptographie et des communications. Ce qui intéresse autant les civils que les militaires.

Une question de souveraineté

Emmanuel Macron a annoncé jeudi matin un « plan quantique » d’1,8 milliard d’euros sur cinq ans. Il regroupe à vrai dire les efforts de l’État (1,05 milliard), de l’Europe (200 millions) et du secteur privé (500 millions). La France se dote de la « clef pour être au moins parmi les trois premiers mondiaux », sans exclure même « une ambition plus forte », a assuré le chef de l’État après une visite au Centre de nanosciences et de nanotechnologies du plateau de Saclay (Essonne).

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Cette « stratégie quantique » fait passer de 60 à 200 millions d’euros annuels les crédits publics fléchés vers ce secteur considéré comme « critique en termes de souveraineté », souligne l’Élysée.

Selon Oust France, quelque 2 000 chercheurs (privés et publics) travailleraient actuellement dans des domaines liés au quantique. En comptant les spécialistes de la cryogénie, car pour contrôler les phénomènes au niveau atomique, il faut souvent des froids extrêmes. L’ordinateur quantique n’arrivera pas sur nos bureaux.

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