Le mercredi 3 mars 2021, la énième crise politico-Juridique de l’ère Talon cette fois-ci se joue entre le gouvernement et l’opposition par acteurs interposés à la CRIET et « fake » messages WhatsApp.

En effet, Reckya Madougou, candidate du Parti Les Démocrates, venait d’achever une conférence publique avec d’autres candidats de l’opposition dont les dossiers ont été également rejetés, parmi lesquels Joël Aivo et Moise Tchiando Kerekou, quand elle a été kidnappée par la police. 

Le jeudi 4 mars le procureur spécial, dans une conférence de presse annonçait que Madame Madougou a été citée dans une procédure en cours par un colonel de l’ex-gendarmerie, à la retraite. 

Ce colonel aurait avoué avoir reçu de l’argent venant de l’opposante via un de ses proches. 

Dans une opération visant à assassiner deux personnalités politiques, à semer la terreur pour interrompre le processus électoral, rapporte notre correspondant à Cotonou.

C’est donc à cette situation que vient s’ajouter l’épisode de l’étrange révélation de Modeste Tihoute Kérékou, Ministre des PME et de la Promotion de l’Emploi dans le gouvernement du président Patrice Talon de ce jour vendredi 5 mars 2021.

Dans son briefing de presse, le ministre présente une série de capture WhatsApp, datant de 2018 : une conversation présumée entre Reckya Madougou et lui-même, mentionnant à profusion le nom de plusieurs chefs d’états de la sous-région ouest-africaine.

Selon toute vraisemblance, cet exercice du ministre était supposé servir de pièce à conviction avec un but précis : empêcher une quelconque pression pouvant venir de ces différents chefs d’état en faveur de Reckya Madougou mais également la discréditer. 

Très vite l’exercice et l’auteur ont perdu en crédibilité quand certaines inconsistances ont été révélés dans les messages par plusieurs internautes, surtout sur les horodatages des messages qui s’avéraient non-séquentielles par endroits.

Ayant donc fait examiner les messages, par un expert en cyber sécurité, nous avons été très vite édifiés sur la nature des éléments fournis par le ministre. 

C’était donc évident que les messages étaient traficotés et présentaient des caractéristiques d’éléments fabriqués en somme des “FAKE” qui auraient pu être crée à partir d’applications très simples, assez courantes et faciles d’accès sur internet. 

Des applications telles que FAKEWHATS ou FAKEDETAILS pour ne citer que celles-là.

En utilisant ces applications, vous pouvez modifier tous les détails d’un message WhatsApp avec le générateur : heure, état de livraison et bien d’autres. 

Définissez simplement vos options et vous obtenez un faux chat WhatsApp à télécharger en tant qu’image. Il est presque impossible de remarquer la différence entre un « vrai chat » et un « fake chat ». 

Les chats fake ont été conçus pour simuler de vraies conversations de chat. Votre instantané de chat sera comme s’il provenait de WhatsApp.

Pour nous convaincre de l’analyse de l’expert et vous confirmer que les dit messages entre Madame Madougou et le ministre Kérékou auraient pu être crées de toute pièces et seraient du “FAKE NEWS” nous avons SIMULER, en utilisant les deux applications ci-dessus citées, une conversation IMAGINAIRE ET FAKE entre le Ministre Modeste Kérékou et son patron le Président Patrice Talon que nous partageons ici avec vous en image. 

Jugez par vous-même.

Néanmoins, c’est assez consternant de constater qu’un membre de gouvernement, dans l’atmosphère délétère du Benin où depuis 2016 la démocratie n’existe plus, les libertés supprimés, la justice instrumentalisée, l’opacité érigée en mode de gouvernance, exhibe tel un faussaire ou cybercriminel communément appelé au Benin « gayman », à la face du monde des messages fabriqués pouvant potentiellement courroucer et aliéner des leaders de pays voisins, amis souverains, encourageant des inimités dans le seul but d’incriminer un opposant politique. 

Le Bénin sous Patrice Talon est-il donc devenu une république de faussaire après être devenue un état voyou et un pays de pagaille ?

Avec beninplus