Les actions de coopération de l’Union européenne (UE) dans le domaine sécuritaire à l’endroit du Sénégal s’insèrent ‘’dans une logique, principalement, de renforcement et d’accroissement des capacités opérationnelles et techniques des forces de défense et de sécurité sénégalaises’’, a affirmé jeudi le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome. 

Il en va de même pour ‘’tous les autres secteurs ayant des activités connexes’’, a indiqué le ministre lors de l’ouverture des travaux du dernier comité de pilotage du Programme de coopération pour la sécurité intérieure entre la République du Sénégal et l’Union européenne (SENSEC-UE). ‘’Il suffit de revisiter ses différentes composantes pour s’en rendre compte aisément.

En effet, SENSEC-UE s’articule dans son intervention autour de trois composantes aussi stratégiques les unes que les autres et qui touchent des aspects liés à la lutte contre les menaces évoquées’’, a expliqué M. Diome. Le ministre de l’Intérieur a rappelé que la composante 1 de SENSEC-UE est relative à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, tandis que la 2ème composante porte sur le contrôle et la surveillance des frontières. La dernière composante, elle, est axée sur la gouvernance de la sécurité intérieure.  

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Selon lui, à travers SENSEC-UE, tous les volets de la sécurité intérieure ont été directement ou indirectement couverts à travers de multiples actions. Il a rappelé certaines des actions phares qui ont été réalisées dans le cadre du projet SENSEC-UE, en citant le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité en cyber sécurité, l’équipement de la Brigade d’intervention polyvalente (BIP), la sensibilisation des acteurs sur les réactions face aux actes terroristes.  

Il signale que les services d’investigation ont été appuyés à travers la création d’une brigade antiterroriste au sein de la Division des investigations criminelles (DIC). D’autres actions concernent la mise à niveau de la Division de la Police technique et scientifique (DPTS) et la construction du Centre national de formation en Police judiciaire de la Gendarmerie, entre autres. La construction de postes frontières et d’antennes de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT), la mise en place de détachements ULM au profit de la Gendarmerie, l’acquisition d’embarcations pour deux détachements fluviomaritimes de la Police et des Douanes sont aussi à l’actif du programme.  De même, le programme a permis la réalisation de manuels de procédure pour les formateurs et les agents des postes frontaliers et celle d’une étude de faisabilité pour la création d’un Centre de coopération Police-Douane-Gendarmerie (CCPDG) aux frontières avec le Mali et la Guinée. 

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La mise en place et l’expérimentation d’un Commissariat pilote de sécurité publique à Mbao et l’optimisation de la gestion des équipements et moyens matériels mis à la disposition des services de Police et de Gendarmerie font par ailleurs partie des réalisations du programme. ‘’Les actions que je viens de décrire ont d’ailleurs été accompagnées de sessions de formations multiples, d’acquisitions de véhicules, de motos, de matériels et logiciels informatiques, d’outils bureautiques, etc.

C’est dire qu’au bilan, les objectifs du Programme SENSEC-UE sont, globalement, atteints’’, s’est réjoui Antoine Félix Diome. Le projet SENSEC-UE, financé par l’UE à hauteur de 10 millions d’euros, a été mené de 2017 à fin mai 2021. Son objectif consistait à renforcer les capacités en matière de lutte contre le crime organisé et le terrorisme, le contrôle et la surveillance des frontières et l’appui à la bonne gouvernance du secteur de la sécurité intérieure.

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