Aussi polémique que soit le programme des tenues scolaires, celles-ci devraient, au-delà du facteur social, être perçues par leurs destinataires comme un moyen commun de revoir et de corriger leur comportement.

Il est temps que les élèves enfilent enfin les uniformes du « jom » (courage) et de la « kersa » (retenue) pour tenter de vite redorer le blason de l’école sénégalaise.

Les quelques semaines de vacances doivent donc permettre à cette nouvelle génération d’apprenants de mieux cogiter la dernière sortie du Président : « Le milieu scolaire n’est pas un champ de bataille ».

C’est le reflet d’« une société malade où tout le monde est infecté », me dirait-on. Mais ce temple du savoir et de la connaissance des bonnes pratiques de base devrait quand même faire l’exception. Hélas ! 108 candidats ajournés pour tricherie lors des épreuves du dernier baccalauréat. Que c’est triste ! En tout cas, ce ne sont pas par des actes indignes du genre que feu Pr Souleymane Niang, honoré par la République, a pu acquérir cette aura scientifique et académique qu’il gardera désormais pendant des siècles.

Malheureusement, au moment où le niveau des élèves ne cesse de dégringoler, certains parents n’ont trouvé mieux que de démissionner. Mais, il faut le dire, c’est parce qu’elles ont eu un encadrement rigoureux que les sœurs jumelles Diaw ont décroché le bac à 13 ans, dans un établissement public au cœur de la banlieue dakaroise.

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Aujourd’hui, des sanctions s’imposent pour arrêter, pendant qu’il est temps, cette « bombe à retardement ». Car, si ce laisser-aller à l’école et dans les maisons perdure, d’autres « Cirque noir » viendront accélérer la perdition et la perversion chez « les espoirs de demain » et des farceurs comme Kounkandé continueront à toujours amuser la galerie. Au grand dam de ce magnifique pays, dont l’avenir est assombri.

Salla GUÈYE

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