La Direction de la prévision et des études économiques(Dpee), dans le «document d’étude n°44 : Enjeux du projet de monnaie unique Cedeao», révèle que le Nigéria, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Sénégal sont les leaders en contributions au #commerce extérieur de la zone Cedeao

.«Le Nigéria, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le #Sénégal sont les leaders de la zone en termes de contributions au commerce extérieur. Le Nigéria occupe la première place dans les échanges commerciaux de la région et contribue à 68% des exportations et 45% des #importations de l’espace #Cedeao. Le pétrole brut représente 75% de ses exportations. Cette forte dépendance à l’exportation expose le pays à d’éventuels chocs liés aux fluctuations des cours du baril de pétrole. Dans le contexte de la zone monétaire, les variations des prix du pétrole ont des impacts antagonistes à l’intérieur de la zone», mentionne-t-on dans le document susmentionné.

D’après la Dpee, le Nigéria, producteur de pétrole, présente une vulnérabilité à la baisse alors que d’autres pays comme le Sénégal ou le Bénin subiraient un choc négatif en cas de hausse des cours. Et l’hétérogénéité des paysles expose à des chocs asymétriques qu’une politique monétaire commune ne pourrait résoudre sans risquer de desservir les intérêts de certains états.

L’Europe première destination des ventes de la zone avec 41% «En termes de répartition spatiale, l’Europe avec 41% est la première destination des ventes de la zone suivie de l’Asie avec 32,5% et les Etats Unis avec 15,9% en moyenne entre 2015 et 2017. Les #exportations à destination de la Cedeao restent faibles (13% en moyenne sur la même période). La configuration des partenaires à l’importation ne s’écarte pas sensiblement de celle constatée à l’exportation», explique-t-on dans le document. Toujours d’après la source, un facteur devant favoriser l’union monétaire est l’intensité des échanges commerciaux intra zone.

Dans le cas de la Cedeao, le commerce intra région est encore très faible malgré les accords de libéralisation entre les états de la zone et se heurte encore notamment à la faiblesse des infrastructures, à la persistance de barrières non tarifaires et à une forte présence du secteur informel. Et le projet d’union monétaire pourrait contribuer à redynamiser les échanges entre états membres de la Cedeao à la faveur de la réduction des coûts de transaction.

Le secteur tertiaire domine dans la majorité des pays de la Cedeao «Les structures des économies de la Cedeao sont très hétérogènes et faiblement diversifiées. Le secteur tertiaire domine dans la majorité des pays. En effet, il contribue à plus de 40% aux PIB de 10 états sur 15 (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Sénégal, Gambie, Ghana, Libéria, Nigéria et Cap Vert). Les parts les plus élevées de ce secteur sont notées au Cap Vert, en Gambie, au Nigéria et au Sénégal, avec respectivement 61%, 53%, 53% et 52%», révèle le document.

Qui ajoute que la contribution du secteur primaire fluctue selon les pays. En dehors de la Sierra Léone et de la Guinée Bissau où il est fortement représenté, les autres pays présentent des contributions plutôt modérées et variables .Et le groupe de pays composé du Mali, du Niger et du Libéria présente des parts comprises entre 35 et 38% contre de contributions situées autour de 22% pour le Nigéria, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, 26% au Bénin et 28% au Togo. La Dpee souligne que Le Cap Vert avec 7% affiche la part du secteur primaire la plus faible de l’espace Cedeao.

Et cette hétérogénéité des pays en termes de contributions du secteur primaire est source de difficulté lorsqu’il s’agit de calibrer des réponses à des chocs négatifs imputables notamment à des aléas climatiques affectant la production agricole. Quant au secteur secondaire, la Dpee souligne qu’il reste dans des proportions modestes traduisant une faible industrialisation ; sa contribution se situant en dessous de 30% dans la région avec une disparité entre les pays.

Source: Lii Quotidien

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