Depuis son arrivée, la 5G suscite beaucoup d’inquiétudes. Un premier bilan vient d’être dressé afin d’évaluer les potentiels risques pour la santé de l’utilisation de cette technologie.

La 5G présente-elle des risques pour la santé ? Non, si l’on en croit le premier bilan intermédiaire de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) qui vient de paraître. Depuis son lancement le 18 novembre 2020, la 5G inquiète. Mais d’après le rapport de l’ANFR, cette technologie ne représenterait aucun danger pour les consommateurs.

Téléphones 5G : ils seraient conformes à la réglementation européenne

Dans le cadre de son bilan, l’ANFR a contrôlé le Débit d’Absorption Spécifique (DAS) des téléphones. Le DAS permet de mesurer l’énergie transportée par les ondes électromagnétiques, et absorbée par le corps humain. Sur les 46 téléphones passés au crible par l’instance, 44 se sont révélés conformes à la réglementation européenne. Parmi eux, 13 appareils étaient équipés de la 5G.

Pour être jugés conformes à la réglementation européenne, les téléphones doivent avoir un DAS inférieur à 2 watts par kilo pour le tronc – le téléphone est dans le sac ou dans une poche – et à 4 watts par kilo pour le membre, c’est-à-dire lorsque le téléphone est plaqué à la main ou tenu à l’oreille. À ce niveau-là, aucun des 13 téléphones offrant des fonctions 5G n’a présenté de non-conformité.

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Téléphones 5G : de nouvelles analyses prévues en 2021

L’exposition aux ondes électromagnétiques de la 5G ne semble donc représenter aucun danger pour la santé. Une première étude de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses), effectuée en avril dernier, avait déjà affirmé que cette technologie ne présentait pas de risques nouveaux pour la santé.

Contrairement aux technologies précédentes, la 5G impose au téléphone d’utiliser simultanément les réseaux 4G et 5G. Dans le bilan de l’ANFR, des augmentations du DAS ont donc été observées : 0,4% pour le tronc et 1,8% pour le membre. D’après le bilan intermédiaire, seuls deux téléphones – qui n’étaient pas des 5G – dépassaient la limite fixée du DAS. Ils ont donc fait l’objet d’une mise à jour logicielle afin de réduire leur puissance. À terme, l’ANFR prévoit d’analyser 140 appareils en 2021, dont de nouveaux en technologie 5G.

AVEC Femme actuelle

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