Les services financiers mobiles changent la donne à l’échelle mondiale, avec un réseau monétaire ouvert qui est la connexion nécessaire entre le secteur financier et les télécommunications pour contribuer à augmenter les avantages commerciaux et sociaux.

Alors que le monde est aux prises avec une crise sanitaire sans précédent, à savoir la pandémie COVID-19, les consommateurs sont de plus en plus réticents à utiliser l’argent liquide ou à effectuer un retrait depuis un réseau de distributeurs automatiques.

C’est ce qui a donné à l’argent mobile une nouvelle dimension, les clients peuvent effectuer des paiements n’importe où et à tout moment avec leurs appareils mobiles aussi facilement que d’envoyer un SMS dans des zones géographiques qui ne disposent pas toujours de structures bancaires.

Cela permet aux clients d’acheter des produits ou des services de manière transparente sans avoir à remettre physiquement de l’argent ou à glisser une carte. La liberté d’envoyer, de dépenser et de recevoir de l’argent avec un téléphone mobile devient rapidement un élément essentiel de la vie de milliards de personnes.

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Disponible au début dans quelques marchés seulement, l’argent mobile est désormais un phénomène mondial, enregistrant une croissance étonnante dans les marchés émergents et touchant un large éventail de clients. L’argent mobile est actuellement présent dans 95 pays avec 290 déploiements dans le monde. Un récent rapport de la GSMA a révélé que 50 millions de nouveaux comptes ont été enregistrés en Afrique subsaharienne en 2019.

Selon ce rapport, l’industrie de l’argent mobile a enregistré une formidable progression comparativement aux années précédentes avec plus d’un milliard de comptes enregistrés, 372 millions de comptes actifs et près de 2 milliards de dollars de transactions quotidiennes. En d’autres termes, on peut dire que l’argent mobile a atteint de nouveaux sommets en termes de digitalisation des paiements.

Bancariser les services non bancarisés

Les services financiers mobiles (MFS) font naturellement partie du monde connecté. Dans les marchés/pays matures ils offrent plus de commodités. Dans les pays émergents ils offrent la possibilité d’effectuer des transactions là où l’infrastructure financière est faible ou peu fiable, fournissant « des services bancaires aux non bancarisés ».

Une grande partie de la population africaine doit pouvoir bénéficier de l’inclusion financière afin de générer une croissance économique durable. Le coût élevé de l’ouverture d’une banque et l’éloignement des banques font partie des obstacles à l’accès aux services financiers pour les personnes non bancarisées dans le pays.

D’autres défis sont également fréquents à savoir les longues files d’attente, le temps de traitement ou encore les frais de service élevés lors de la réception des paiements. De plus, le temps nécessaire pour traiter les virements d’argent, la distance entre le lieu de transaction et les virements internationaux peuvent être source de stress supplémentaire.

Ericsson a souligné que plus de 190 millions d’utilisateurs enregistrés sur sa Plate-forme de portefeuille ont effectué des transactions mensuelles dépassant 18 milliards USD à la fin de juin 2020.

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C’est un indicateur important de la manière dont la technologie a permis la connexion nécessaire entre le secteur financier et les télécommunications avec pour impact d’augmenter les avantages commerciaux et sociaux.

Réinventer les transactions en Afrique

La plate-forme d’argent mobile ouverte, simple et accessible d’Ericsson offre plus de choix – une plate-forme sécurisée et flexible avancée qui aide à créer un écosystème financier interconnecté et transparent. Elle a été conçue pour permettre l’inclusion financière en fournissant des services financiers mobiles de nouvelle génération faciles à utiliser et sécurisés, en particulier à ceux qui n’ont pas accès aux services bancaires traditionnels.

Dans le but de promouvoir ces services financiers en Afrique, Ericsson collabore avec les principaux opérateurs de télécommunications et fournisseurs de services pour fournir le logiciel OpenAPI avec une plate-forme à travers ce continent ainsi qu’au Moyen-Orient. Une plate-forme API ouverte créera un nouveau type d’écosystème auquel tout le monde pourra adhérer pour accélérer l’innovation des services financiers mobiles et changer l’avenir des paiements.

Quel est le meilleur résultat de cette inclusion financière ?

Accroître l’inclusion financière grâce à l’utilisation de la technologie numérique est un élément essentiel pour favoriser le développement économique de l’Afrique. En collaboration avec divers fournisseurs de services, Ericsson vise à déverrouiller l’accès à un écosystème de paiement diversifié au-delà de la portée de l’utilisateur individuel.

Lorsque l’accès à des services financiers sûrs et sécurisés sera à portée de main, une amélioration des opportunités en matière d’énergie, de santé, d’éducation et d’emploi suivra spontanément.

Par Fatima Alzahra, Chef de la facturation chez Ericsson Africa

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