L’émigration clandestine est un phénomène qui peut compromettre la capture du dividende démographique durant les trente prochaines années, a signalé la présidente du Haut conseil du dialogue social (HCDS), Innocence Ntap Ndiaye.

‘’Ce phénomène, si nous n’y nous prenons garde, risque, au-delà des pertes déjà enregistrées, de compromettre la capture du dividende démographique dont les effets devraient se poursuivre durant au moins les trente prochaines années’’, a averti Mme Ndiaye au terme des travaux de la 21ième assemblée plénière du HCDS.


Ouverte dimanche dernier à Saly-Portudal (Mbour, ouest), la rencontre qui portait sur le thème : ‘’Promouvoir l’employabilité et l’entreprenariat des jeunes au Sénégal’’, a été clôturée mercredi par un forum autour du thème  ‘’Regards croisés sur le phénomène de l’émigration clandestine’’.

‘’L’espoir des jeunes sur les possibilités de se réaliser au niveau national ou par le biais de l’émigration régulière devrait être consolidé afin que le potentiel atout de disposer d’un capital humain se traduise à la fois par une croissance économique et un développement humain plus rapide pour notre pays’’, a-t-elle indiqué.

‘’Ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible de créer les conditions de la pérennité d’un Sénégal émergent porté par les générations futures au-delà de l’horizon 2035’’, a soutenu Innocence Ntap Ndiaye à la fin de cette rencontre qui a regroupé quarante jeunes des centrales syndicales sénégalaises.

‘’Si nous partons sur la base de la représentativité des participants, on peut se dire que beaucoup de jeunes vont être touchés, parce que le but, c’est de faire d’eux des démultiplicateurs de ce qui a été fait ici’’, a-t-elle estimé.
Mme Ndiaye a signalé que la rencontre a permis de lancer un cri du cœur à l’endroit de la jeunesse pour qu’elle s’arme de courage, que les jeunes croient en leurs capacités.

‘’Le HCDS constitue un cadre de réflexion qui fait que si nos recommandations sont utilisées à bon escient, cela peut permettre la formulation d’une politique migratoire qui, jusqu’à présent, fait défaut. Il ne s’agit pas de gérer la sécurité au niveau des frontières, il s’agit de développer un discours qui permette aux jeunes d’abord de croire en eux’’, a soutenu Mme Ndiaye.

Il s’agit aussi, selon elle, de mettre en place des dispositifs qui certes, existent. Mais, à son avis, il y a un besoin de les rendre ‘’cohérent’’ et surtout un besoin d’expliquer aux populations leurs missions, leurs rôles et leurs cibles.

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