La CDP et le ministère de l’éducation nationale ont manifesté leur volonté de mettre fin à  » Flash- cas », ce nouveau phénomène imité d’une série télévisée de Marodi, Virginie.

C’est dans un communiqué conjoint que les deux structures ont déclaré avoir constaté des agissements déplorables sur Instagram consistant en la création de comptes appelés « Flash-cas ».

Dans le texte, elles déplorent de tels faits qui portent sur la divulgation de données personnelles portant atteinte à l’image, l’honneur et à la dignité des personnes qui en sont victimes.

Dans le communiqué, le Ministère de l’Education nationale (MEN) et la Commission de Protection des Données personnelles (CDP) rappellent aux élèves que de tels faits contraires à la loi et aux bonnes mœurs sont punissables.

En effet, la divulgation de données personnelles ayant, pour effet de porter atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui, est sanctionnée par les dispositions de l’article 363 bis du Code pénal. Par ailleurs, le traitement des données personnelles est encadré par la loi 2008-12 du 25 janvier 2008 portant protection des données à caractère personnel au Sénégal et les articles 431-14 et suivants du Code pénal. 

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Dès lors, d’une part, le département de Mamadou Talla entend faire appliquer les sanctions disciplinaires, sans préjudice des poursuites pénales prévues par la loi.

D’autre part, la Commission de Protection des Données personnelles va continuer à assurer la protection de la vie privée et des données personnelles des jeunes, particulièrement les victimes de ce phénomène. Une demande formelle de suppression des pages « Flash-cas » va être envoyée à Facebook avec un signalement préventif pour bloquer ce genre de publications impliquant des élèves.

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Dans le communiqué, il est précisé que les équipes du MEN et de la CDP se mettent se mettent à la disposition de toute personne victime de ces publications pour l’exercice des voies de recours, conformément à la réglementation en vigueur.

Par conséquent, c’est un avertissement lancé aux potaches, fauteurs de trouble dans les réseaux sociaux , en divulguant des informations personnelles, actes punis par la loi sénégalaise.

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