Les dirigeants de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) encouragent la création d’un système de paiement panafricain pour faciliter le commerce intra-africain, a déclaré le secrétaire général de la ZLECA, Wamkele Mene.

Il a confié à l’Agence de presse Xinhua dans une interview que le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) serait prêt d’ici la fin de 2021.

Selon lui, le PAPSS, développé spécialement pour le commerce intra-africain et les paiements commerciaux, est en cours d’expérimentation dans certains pays d’Afrique de l’Ouest.

« Le pilotage du PAPSS dans six pays d’Afrique de l’Ouest se déroule très bien et d’ici la fin de l’année, il sera entièrement déployé », a-t-il affirmé, ajoutant qu’une fois achevé, le PAPSS facilitera le commerce sur l’ensemble du continent, et les entreprises qui commercent dans le cadre de la ZLECA pourront le faire sur la « plateforme rentable ».

Cette plateforme est développée en collaboration avec la Banque africaine d’import-export pour faciliter les paiements et formaliser les énormes activités commerciales transfrontalières informelles sur le continent.

M. Mene a indiqué que le PAPSS « offrira également des alternatives aux relations bancaires actuelles, coûteuses et longues, afin de faciliter le commerce et d’autres activités économiques entre les pays africains grâce à un système de paiement, de compensation et de règlement simple, peu coûteux et à risque contrôlé« .

Entretemps, a-t-il noté, certaines complexités liées aux accords commerciaux ont retardé la mise en œuvre complète de la ZLECA sur le continent.

Il est optimiste quant au fait que d’autres pays vont compléter leurs accords pour rejoindre l’Afrique du Sud, le Kenya et l’Egypte où les échanges ont déjà commencé.

« Les accords commerciaux sont très complexes et il faut de la patience pour que le système puisse conclure les négociations. Mais des pays comme le Kenya, l’Afrique du Sud et l’Egypte ont mis en place leurs systèmes douaniers et sont prêts à fournir l’accès au marché pour les marchandises à transporter à travers leurs frontières« , a conclu M. Mene. Fin

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