Le juge du tribunal de première instance, de première classe de Cotonou va connaître du dossier de l’opposant Loth Houénou ce mardi 21 juillet 2020. Interpellé le vendredi 26 juin 2020 par les éléments de l’Office centrale de répression de la cybercriminalité (OCRC), Loth Houénou a été placé depuis le 7 juillet 2020 en détention provisoire, à la prison civile de Cotonou pour avoir tenu des propos jugés «séditieux ». Il va répondre des faits de «harcèlement contre le chef de l’Etat », par le truchement de ses messages, sur les réseaux sociaux.
Il aurait aussi fait des publications sur les réseaux sociaux à propos du parrainage aux prochaines élections présidentielles au Bénin. Mais, le prévenu ne se reconnaît pas dans les faits qui lui sont reprochés. Il estime n’avoir, à aucun moment dans ses faits et gestes, harcelé Patrice Talon, dans ses messages. Mieux, il a estimé que tous ses propos tenus sur les réseaux sociaux n’ont jamais pour but d’inciter à la violence, encore moins à la rébellion.
Il a plutôt appelé, tout le temps dans sa posture d’opposant honnête, les Béninois à balayer le système en place en 2021, mais uniquement par les urnes. Donc, l’accusé va avoir la chance de se défendre. Pour rappel, ce n’est pas la première fois que l’homme a des démêlés avec la justice. En octobre 2018, Loth Houénou a été arrêté suite à une plainte pour diffamation, de l’opérateur économique et opposant au régime en place, Sébastien Ajavon. Il a été condamné et a fait 14 mois et quelques jours en prison.

Avec lanouvelletribune

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