Dans une vidéo devenue virale, une dame identifiée par ses bourreaux comme une voleuse a été la cible de gestes déplacés ressemblant à bien des égards, à des attouchements. Des gestes obscènes qui ont heurté et interpellé certaines organisations qui invitent la justice à s’auto saisir.

Dans les images, une dame qui semble ligotée est entourée par deux hommes, l’un lui tenant les bras et l’autre exerçant des attouchements sur sa poitrine. Une vague d’indignations est venue condamner à travers les réseaux sociaux des «gestes obscènes, méprisables».

Dans ce flot de condamnation, une plateforme dénommée «Femmes debout» dit constater avec beaucoup de regret la violence physique exercée sur une femme et dont les images ont été diffusées, dans les réseaux sociaux. Les femmes membres de cette plateforme condamnent et s’indignent vigoureusement de ces actes aux relents d’attouchements sexuels, de violence physique et de la violation à l’image, lit-on dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

Pour que pareils actes ne se reproduisent plus la plateforme «Femmes debout» interpelle le Procureur de la République et l’exhorte à s’auto saisir afin que les auteurs de tels actes soient sanctionnés conformément à la loi. Mame Makhtar Gueye de l’Organisation Jamra qui a également condamné ces faits annonce qu’il apportera une assistance juridique pour que les personnes auteurs de ces actes soient traduites en justice.

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Mame Mactar Guèye vient de révéler sur Facebook la véritable identité de la jeune femme accusée de vol et filmée presque nue. Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux et condamnée aussi bien par les citoyens, les associations de lutte pour les droits des femmes et Amnesty International.

Qui est cette victime?

Selon l’Ong Jamra, «elle est la fille cadette d’une famille respectable. Après avoir brillamment bouclé ses études, Bac+5 et décroché un diplôme supérieur au prestigieux Centre africain d’études en gestion, elle a réussi à un concours d’admission dans la Fonction publique sénégalaise. Elle bénéficia alors, depuis le mois de ramadan dernier, d’une affectation dans un démembrement de l’État comme cadre administratif».

Des troubles mentaux depuis quelques mois…

Toujours selon l’Ong, c’est «après avoir servi quelques mois à ce poste de responsabilité administrative qu’elle a commencé, pour la première fois, à être saisie de troubles mentaux, qui lui ont valu de suivre un traitement approprié dans un service psychiatrique de la place».

D’ailleurs, «un dossier médical, en bonne et due forme, attestant de ses intermittentes confusions mentales, a été remis à ses parents, qui l’ont présenté au commissaire de la police de Dieuppeul», renseigne Mame Mactar Guèye.

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Il ajoute que la fille «reprendra sans délai son traitement médical, sous la surveillance stricte de ses parents».

En attendant, l’Ajs, Amnesty, le Collectif contre les violences faites aux femmes et Jamra, cosignataires d’une déclaration commune qui sera rendue publique dans les prochaines heures, s’engagent, après avoir saisi les autorités policières compétentes, à assurer gratuitement un accompagnement juridique à cette famille. Afin que les auteurs de cet acte ignoble et inhumain soient traduits en justice.

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