A la suite des événements survenus à Kaboul, le réseau social a pris des mesures pour combattre les contenus liés au groupe. Il en va de même pour toutes ses filiales.

Le dimanche 15 août, les talibans ont pris d’assaut Kaboul, la capitale de l’Afghanistan, et se sont emparés du palais présidentiel, dont l’occupant, le président Ashraf Ghani, a quitté le pays. Des milliers d’Afghans tentent de fuir le pays, conduisant à des situations catastrophiques ces deux derniers jours.

Peu après leur arrivée dans la capitale, plusieurs responsables talibans fêtaient la victoire sur les réseaux sociaux, dont Facebook. Le réseau social n’a pas tardé à réagir, et s’est doté d’une équipe d’experts Afghans, maîtrisant notamment les langues locales, le Dari et le Pashto, pour identifier les contenus soutenant les talibans. »Les talibans sont classés comme une organisation terroriste sous la loi des États-Unis, et pour cela, nous les avons bannis de nos services. […] Cela consiste à supprimer tous les contenus, issus ou soutenant les talibans, et proscrire leur soutien et leur éloge » a expliqué un porte-parole de Facebook à la BBC.

Des difficultés sur WhatsApp

L’entreprise a également ajouté que ces mesures s’appliqueraient à toutes leurs filiales. Toutefois, le cas de WhatsApp est plus complexe, la messagerie offrant un service chiffré de bout en bout. Comme l’explique Vice, plusieurs citoyens Afghans ont identifié des messages provenant des talibans sur l’application. »Comme tout service de messagerie privé, nous n’avons pas accès aux contenus échangés par les utilisateurs. Par contre, si nous identifions qu’un individu ou une organisationn sanctionné par la loi est présent sur WhatsApp, nous prendrons des mesures », a déclaré un porte-parole de l’application.

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La BBC précise par ailleurs que de nombreux rapports font état d’une utilisation régulière de WhatsApp par le groupe. Du côté des autres réseaux sociaux, aucune mesure n’a encore été prise.

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