EMERGING Valley s’est conclu par un échange au plus haut niveau entre : Antoine SEBERA, Chef de l’Innovation au Gouvernement du Rwanda, Papa AMADOU SARR, Ministre Délégué général à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes, Eva Sow EBION, Directrice i4policy, Antoine SEBERA, Government Chief Innovation Officer of Rwanda, Omar CISSE, CEO de Intouch et Pawel HANSDORFER, Senior director of international business d’Asseco organizations in Africa. De nombreuses idées maîtresses sont ressorties de ce débat passionnant. 

Premièrement, en matière de souveraineté numérique. Le Sénégal est l’un des pays africains de l’ouest modèle en la matière. Le pays a construit ses propres datacenters « qui n’ont rien à envier à nos voisins marocains ou nigérians ! «  souligne Papa AMADOU SARR. Le pays y a migré toutes ses données administratives, « la crise Covid a accéléré notre transition », précise-t-il. De manière globale, Il est important que chaque pays africain développe sa propre stratégie nationale, accompagnée d’infrastructures et d’un plan d’actions à développer. Pour que cela fonctionne, ces élaborations de stratégies doivent être coconstruites avec tous les acteurs de l’écosystème national. C’est d’ailleurs ce qu’a fait le Rwanda. Antoine SEBERA a ainsi expliqué que, très vite, le gouvernement a pris conscience de la nécessité d’inclure les entreprises, startups et organisations à la table des réflexions et décisions pour développer une stratégie impactante. 

Il est, en outre, nécessaire de développer une approche panafricaine en matière d’infrastructure de données tout en maintenant un équilibre entre protection des données et qualité du stockage. 

Enfin, pour que l’Afrique devienne une véritable « usine à licornes », trois conditions doivent être réunies : une connectivité de qualité au-delà des centres urbains, des financements de qualité dans la formation pour les jeunes et les femmes, et enfin la nécessité de de mettre les entreprises au centre des discussions en matière d’élaboration de stratégies numériques. »

D’autre part, à l’approche du Sommet Union Européenne-Union Africaine, il est nécessaire de ré-équilibrer le dialogue, de formaliser le « savoir-faire africain » et de montrer qu’un partenariat gagnant-gagnant est possible.