Il s’agit d’un accord de participation aux risques (APR) pour le financement du commerce entre la Banque africaine de développement et la Standard Chartered Bank. 

D’une valeur de 50 millions de dollars (plus de 27  milliards FCFA), l’accord devrait stimuler le commerce intra-africain, promouvoir l’intégration régionale et contribuer à la réduction du déficit de financement du commerce en Afrique. Ce, conformément aux aspirations de mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le déficit de financement du commerce en Afrique en 2019 est estimé à  81 milliards de dollars, par la Banque africaine de développement. Contrairement, aux entreprises multinationales et aux grandes entreprises locales, les PME et autres entreprises nationales ont plus de difficultés à accéder au financement du commerce. Avec ce nouvel accord, « les parties se partageront le risque de défaut sur un portefeuille de transactions commerciales éligibles initiées par les banques d’émission africaines et indemnisées par la Standard Chartered Bank ».

Concrètement, les principaux bénéficiaires de cette facilité sont des banques émettrices en Afrique dont la capacité à développer leurs activités de financement du commerce a été limitée par des lignes de confirmation commerciale inadéquates des banques internationales, les petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises nationales qui comptent sur ces banques émettrices pour remplir leurs engagements de financement du commerce.

« Ce partenariat devrait catalyser plus de 600 millions de dollars en transactions de financement du commerce dans plusieurs secteurs tels que l’agriculture, la fabrication et l’énergie au cours des trois prochaines années », explique Stefan Nalletamby, directeur du développement du secteur financier de la Banque après l’approbation. Le but recherché est en fait d’accroître l’accès au financement du commerce et stimuler le commerce intra/extra-africain sur le continent, à l’appui de la Zlecaf.

Pour Leila Mokadem, directrice générale de la région Afrique australe de la Banque, «l’avènement de Covid-19, associé à des exigences réglementaires/capitalistiques strictes et à l’application de la conformité Know Your Customer (KYC), a vu de nombreuses banques mondiales réduire leurs relations de correspondant bancaire. En Afrique, tandis que certains quittent complètement le marché. Il y a donc un besoin urgent de financement pour redynamiser le commerce de l’Afrique, ce qui nécessite une plus grande participation d’institutions comme la Banque africaine de développement ».

Pour rappel, la facilité de l’Accord de participation aux risques est alignée sur les 5 objectifs prioritaires de la BAD. A savoir,  illuminer et alimenter l’Afrique, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des populations africaines.


Julie Bilo’o Lindjeck/leconomie.cm

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