Pour l’opposition russe, le fait que Google et Apple aient supprimé leur application anti- Kremlin créée dans le cadre des législatives, est une censure de la part de ces géants du web.

Au premier jour des législatives, l’opposition russe a accusé les géants Google et Apple de « censure » après la suppression d’une application électorale mobile anti-Kremlin, qui appartient au mouvement de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny.

Le retrait de cette application intervient après des mois de répression qui ont écarté les détracteurs de Vladimir Poutine de ces élections prévues sur trois jours, de vendredi à dimanche. « L’Etat russe tout entier et même les grandes entreprises de la tech sont contre nous, mais cela ne signifie pas que nous pouvons baisser les bras », a affirmé sur Telegram la chaîne de l’équipe de Navalny.

La stratégie dite du « vote intelligent »

Leonid Volkov, responsable exilé de l’opposition, a accusé Apple et Google de « censure » et de « céder au chantage du Kremlin » en supprimant le logiciel de leurs boutiques.

Comme presque aucun candidat anti-Poutine n’a été autorisé à se présenter aux législatives, les partisans de Navalny ont élaboré une stratégie dite du « vote intelligent » destinée à soutenir le candidat – souvent communiste – le mieux placé pour mettre en difficulté celui du parti au pouvoir, Russie Unie. L’application permettait de savoir pour quel concurrent voter dans chaque circonscription des législatives mais aussi lors de dizaines d’élections locales et régionales. Par le passé, cette approche avait rencontré un certain succès, notamment à Moscou en 2019.

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Des menaces sur Google et Apple

Google et Apple n’ont pas commenté dans l’immédiat. Mais Moscou a multiplié ces derniers temps les admonestations aux géants de l’Internet refusant de supprimer des contenus jugés illégaux, notamment ceux du mouvement de Navalny banni pour « extrémisme » depuis juin.

D’après une source proche du dossier, Apple a supprimé cette application par peur des représailles pour ses salariés, après avoir reçu des « menaces d’arrestation » en Russie. Une autre source a assuré que Google a aussi pris cette décision « sous une contrainte sans précédent », citant « des menaces publiques graves » contre « les employés locaux ».

Avec 20minutes et AFP

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