Wave, est en train de faire des émules sur le marché du transfert d’argent. Avec son modèle économique de 1% sur les transferts nationaux, la startup américaine risque d’envoyer plus de 20.000 distributeurs au chômage.

D’après Cheikh Tidiane Sarr, directeur d’Orange Money Sénégal, interrogé par nos confrères du journal Le Monde, « la valeur du marché a été divisée par quatre [au Sénégal] » depuis que les prix ont chuté sous la pression de Wave.

En effet, les 20 000 distributeurs répertoriés au Sénégal risquent de disparaitre s’ils n’ont pas les reins solides. Il en est de même pour la Côte d’Ivoire où les commerçants spécialisés dans la monnaie électronique s’inquiètent d’une baisse de leurs revenus.

Cependant rassure Wave, l’augmentation du volume des transactions permettra à chacun d’y trouver son compte. Une affirmation doublement commentée dans la mesure où la viabilité de son modèle fait débat et la guerre des prix entre opérateurs pourrait aussi affecter la valeur du marché et fragiliser tout ceux qui en dépendent.

Ayant son siège à Dakar , Wave a maintenu sa stratégie depuis 2018, forçant Orange Money, son principal concurrent, à baisser de 80% ses tarifs en juin 2021.

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Une ambition qui se poursuit dans d’autres pays africains notamment en Ouganda et au Mali où la startup «envisage désormais de se développer dans les transferts frontaliers entre les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Un marché où tout reste à construire» informe Le Monde.

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