Il fait partie des rares jeunes sénégalais qui s’activent dans la réparation et la confection de Drones. Ce petit oiseau volant n’a plus de secret devant son docteur qui a passé des années à apprendre son monde. Aujourd’hui, Mamadou Wade, autodidacte, veut partager son expérience avec les jeunes. Son seul souhait est de voir son pays parmi  les leaders dans le domaine de la fabrication des équipements de Drone. SocialNetLink vous dévoile un talent digital caché qui veut révolutionner le monde de la TECH. 

Déjà très tôt passionné de technologie, Mamadou Wade a vu ses talents innés prendre une autre dimension avec ses formations en électronique et en informatique industrielle,  maintenance réseau informatique.

Très curieux, il reste scotché à l’évolution de la technologie. C’est ainsi qu’il tombe sous le charme des drones. L’édile démarre pour ne plus jamais s’arrêter. « Au début de mon immersion dans ce secteur, l’utilisation des drones n’était pas connue. J’étais obligé de m’inscrire dans des forums en ligne où des utilisateurs échangent en français », se souvient-il. 

Chemin faisant, il accumule de l’expérience. C’est ainsi que, très ambitieux, il commence à s’attaquer aux problématiques du pays que les drones pouvaient résoudre. 

« J’essaie d’adapter  mes connaissances aux besoins des uns et des autres au niveau local.  Parce que dit-il, malheureusement les drones sont utilisés uniquement dans les domaines des multimédias. Alors qu’ils peuvent être utiles dans plusieurs domaines comme la santé, l’agriculture, la pêche, l’inspection d’ouvrage, etc ».

« J’ai grandi avec la volonté de démonter, d’ouvrir, découvrir»

Mamadou est un jeune né à Mbour dans le quartier populaire, dénommé “11 novembre” dans une famille modeste, explique-t-il, mais avec un Papa qui ne lésinait jamais sur les modestes moyens pour faire plaisir à son fils. « Je recevais des gadgets, des jouets. Je pense que c’est de là que m’est venue toute cette passion. Du coup, j’ai grandi avec la volonté de démonter, d’ouvrir, découvrir. Je suis quelqu’un de très curieux. C’est un peu cela. J’aime relever les défis parce que ce n’était pas évident de naître dans un quartier populaire et de réussir dans la technologie », reconnaît-il. 

Aîné de sa famille, Mamadou n’a pas eu la chance de trouver le bac. Qu’importe. Pour lui, ce n’était guère un obstacle. Conscient de ses forces, il demande à son père de lui payer une formation. Trois ans plus tard, il en a fini.

Mon histoire a débuté par la vente de cassettes mp3

Dès la deuxième année, les belles pages de l’histoire commencent à s’écrire. Il trouve un emploi. L’histoire commence par la vente de cassettes mp3. « Grâce à un ami qui avait une petite boutique disposant d’un ordinateur connecté à internet, j’ai commencé à accumuler suffisamment de connaissances sur internet en plus de ce que j’avais appris à l’école. C’est à partir de cette aventure que  j’ai commencé à voler de mes propres ailes », se souvient-il.

Grâce à l’attention d’un papa, le jeune Mamadou est très choyé. A l’époque, se rappelle-t-il, disposer d’un Walkman n’était pas donné à tout le monde. Mais son papa malgré un salaire d’enseignant n’hésitait pas à le lui donner. 

Très curieux, il démonte l’appareil pour en voir les composants. 

« Mon atelier, c’est ma vie »

Aujourd’hui, la technologie et sa vie ne font qu’un. L’essentiel de son temps, il le passe dans son atelier. Marié et père de deux enfants, il lui arrive de passer la nuit dans son atelier, son autre domicile. « J’avertis  ma femme  à chaque fois que j’ai un empêchement  à l’atelier. En plus, mon travail s’enchaîne puisque je dispose d’un laboratoire à la maison. A la descente, je poursuis les recherches », dit-il.

Demandez à Mamadou ce qu’est sa vie. Il vous répond : « Ma vie ! Ce sont  les drones, la Tech, les jeux vidéo, internet où je passe beaucoup de temps à cause de mon business. Je suis de Mbour mais pratiquement tous les gens qui utilisent les drones au Sénégal me connaissent. C’est par la magie du web  que je suis devenu ce que je suis aujourd’hui : Dr Drone » dit-il, un brin fier.

Titulaires de plusieurs certifications en  télé-pilote professionnelle, des diplômes  validés par Drone Volt Academy, le leader européen en termes de drone, la certification S3 en télé-pilote professionnelle de drone, Wade s’est bâti un réseau grâce aux réseaux sociaux.

« Je vends sur internet. Je reste chez moi, je poste sur internet et les clients viennent de Dakar, et des régions (Saint-Louis, Ziguinchor…) de la sous-région (Burkina Faso, Mali …) beaucoup de personnes viennent me solliciter », révèle-t-il. 

Aujourd’hui, s’il a une ambition, c’est de faire en  sorte que le Sénégal soit un leader en termes de drone. Pour lui, le moment est venu de transmettre ses connaissances. 

« Je pense que le principe de tout ce qui est digital doit être partagé pour pouvoir échanger avec d’autres gens, et capitaliser beaucoup d’expériences. Je voudrais éventuellement transmettre aux générations futures mes connaissances  parce que je sais qu’aujourd’hui il y  a un grand potentiel en termes de drone », ambitionne-t-il. 

S’il a une conviction, c’est que d’ici  2024, les drones seront utilisés davantage. « On a déjà commencé dans le domaine de l’agriculture. Avec la législation, il y aura des pilotes professionnels avec la naissance de plusieurs métiers  liés à  ce secteur. Je veux transmettre tout ce savoir acquis grâce à d’autres que j’ai rencontré sur internet dans d’autres pays, aux jeunes sénégalais. Je veux construire  un centre pour former et transmettre ce savoir accumulé dans le domaine de l’agriculture, dans le domaine de la santé, de tous ce qui est technologique », assure-t-il.

Plein d’ambitions, Mamadou veut devenir un leader africain et mondial en termes de conception de drones. Un objectif à portée de main, dit-il.

« C’est le même principe pour les voitures. On achète les composants pour faire l’assemblage. Ici au Sénégal, je pense que nous pouvons produire nos propres drones dans le domaine de la sécurité, dans le domaine de la santé, ou bien dans le domaine de l’agriculture parce que nous avons fait les tests depuis plusieurs années et on a eu à travailler dans tous les domaines particulièrement de la sécurité surveillance et on a fait des preuves qui montrent que nous pouvons suffisamment produire nos propres drones, les réparer et les appliquer par rapport à nos problématiques locales », a-t-il 

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