jeudi, juillet 7, 2022

Négociations enseignants -gouvernement, l’état des comptes

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Le ministre des Finances et du Budget est monté au créneau ce 25 mai 2022 pour apporter des éclairages suite à la grève déclenchée par les syndicats d’enseignants. Ces derniers soutiennent que le gouvernement n’a pas respecté les termes de l’accord du 26 février dernier. Abdoulaye Daouda Diallo a fait face à la presse pour démentir. Il soutient que tous les engagements financiers ont été respectés par le gouvernement.

Selon le patron des finances, l’accord conclu le 26 février 2022 entre le Gouvernement et les syndicats d’enseignants représentatifs a porté sur sept (7) mesures. Il s’agit selon lui, de la revalorisation de la prime scolaire  au profit des instituteurs et instituteurs adjoints de 220%; le relèvement de l’indemnité d’enseignement de 50% à 60% ; l’augmentation de l’indemnité de contrôle et d’encadrement à  100% ; l’augmentation de l’indemnité de recherche documentaire et de surcharge horaire perçue par les Professeurs d’enseignement secondaire (Pes); les Professeurs d’enseignement moyen (Pem) et Professeurs de collège d’enseignement moyen général (Pcemg), à 114% ; la revalorisation de l’indemnité  liée à la fonction dirigeante qui varie de 93à 229%; la défiscalisation de l’indemnité de logement payée à 100 000 FCFA net d’impôt ; la revalorisation de la valeur du point indiciaire de cinq (5) points passant de 51,43 à 56,43.   

Par conséquent, informe Abdoulaye Daouda Diallo, exceptée l’indemnité de logement qui est défiscalisée, toutes les autres mesures sont fiscalisées conformément aux dispositions sans équivoque de l’accord. 

«Pour les salaires du mois de mai 2022, chaque enseignant pourra constater sur son bulletin de salaire les rubriques explicites de l’accord ainsi que les montants correspondants au titre de l’année 2022. Ainsi, tous les engagements financiers contenus dans l’accord conclu le 26 février 2022 entre le gouvernement et les syndicats représentatifs d’enseignants ont été scrupuleusement respectés », a indiqué M. Diallo. Selon lui, jusqu’ici, aucun dysfonctionnement d’ordre financier d’un quelconque point de l’accord n’a été porté à l’attention des services de la Direction générale du Budget du ministère des Finances et du Budget. 

«Au total, c’est un effort financier sans précédent qui a été fait en faveur des enseignants malgré le contexte de crise économique mondiale et pris en compte dans la Loi de Finances Rectificative 2022 pour laquelle le budget révisé du Ministère de l’Éducation Nationale s’est établi exceptionnellement à 673,150 milliards FCFA, compte non tenu des budgets des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle », rappelle le ministre des Finances. 

A ces mesures de revalorisation de la rémunération des enseignants s’ajoute selon lui, le soutien au pouvoir d’achat des sénégalais (subvention à l’énergie, soutien aux prix des denrées de première nécessité et revalorisation des salaires des agents publics), pour un montant de 702 milliards FCFA. 

M. Diallo, de rappeler que les différentes augmentations des salaires des enseignants ne concernent que l’année 2022. Il a fait savoir que dans six (6) mois (à partir du 1er janvier 2023), d’autres augmentations suivront avant celles prévues en 2024, conformément à l’accord. « Or depuis hier, nous constatons avec surprise et regret, la rupture unilatérale de l’accord par les syndicats d’enseignants représentatifs. Le Gouvernement appréciera dans les prochains jours cette nouvelle situation », a-t-il dit.