La manière de vendre et de faire connaitre un produit a changé depuis l’arrivée des sites web et des applications mobiles. En effet, ces derniers donnent la possibilité à toute personne qui a accès à internet de partager des contenu (vidéo, texte, image, audio) de donner son avis. Autrement, nous assistons à une interaction entre mobinautes ou internautes des quatre coins du monde.

De nos jours, les réseaux sociaux occupent une place primordiale dans le marketing. Ces communautés virtuelles permettent à des personnes de profils différents non seulement, d’interagir mais de créer des relations à travers des commentaires, likes, partages, etc.

Désormais, les technologies numériques ne permettent pas uniquement de communiquer ou informer mais, elles servent à vendre un produit, une idée, à fidéliser une clientèle, à développer la réputation d’une entreprise, d’une personne, etc. En effet, elles servent à influencer le quotidien de milliers voire millions d’utilisateurs à travers divers procédés qui se déroulent sur des sites web, les réseaux sociaux ou encore les applications mobiles. Dès lors, on parle de marketing digital.

Rappelons qu’on parlait de e-marketing pour faire allusion aux premières recherches en marketing consacrées à l’internet à la suite du lancement des premiers site web emblématiques comme Amazon, eBay, Yahoo, etc.

«À l’époque, Internet n’était accessible qu’en se connectant à son ordinateur et les travaux académiques se concentraient, pour l’essentiel, sur l’identification des facteurs explicatifs des transactions en ligne. Ces recherches relevaient de ce qu’on appelait le e-marketing. »

De nos jours, plusieurs canaux et différents outils nous donnent la possibilité d’accéder à internet.

«Dans ce contexte de développement majeur du numérique, Chaffey et Ellis-Chadwick recommandent, à partir de 2012, de substituer au terme de « e-marketing » celui de « marketing digital » qu’ils définissent comme « l’atteinte d’objectifs propres au marketing grâce à l’usage de technologies numériques » (Chaffey et Ellis-Chadwick, 2012, p. 10). Comme le soulignent Tissier-Desbordes et Giannelloni (2014), ce concept est plus vaste que le e-marketing et présente l’intérêt d’inclure tous les outils numériques du moment. »[1]

Alors, qu’est-ce que le marketing digital ?

Nous avons plusieurs définitions selon les spécialistes. Le marketing digital est d’une part un processus qui nous permet de planifier et de mettre en œuvre la communication, la distribution d’une idée, d’un produit ou d’un service. Ainsi, il se crée des échanger via les technologies numériques en cohérence avec des objectifs individuels et organisationnels. « La mise en œuvre des techniques de marketing digital a pour objectif d’acquérir de nouveaux clients ou d’améliorer la gestion de la relation avec les clients actuels. »

D’autre part, le marketing digital se pratique avec plusieurs caractéristiques qui sont liées à « l’exploitation massive de données personnelles, l’immixtion dans la vie privée des individus, un ciblage des prospects de plus en plus précis grâce à ces données ou encore un marketing social. »[3]

D’abord, la puissance du marketing digital réside dans le fait qu’il se construit « autour  de  l’exploitation  massive  de  données personnelles  grâce  aux  outils  de  traçage  des  internautes. »

Google connait les sujets qui nous préoccupent le plus, les informations qui nous intéressent. Facebook, Instagram, WhatsApp, TikTok, Twitter, YouTube, Snapchat… savent ce que nous aimons. Ces plateformes nous classent selon activités quotidiennes sur la toile.

Par conséquent, les entreprises peuvent s’immiscer dans notre vie en tant que consommateur « puisqu’une  partie  importante  de  sa  vie  sociale  (sur les réseaux sociaux), économique (sur les sites e-commerçant) et de loisirs (média, plateformes de vidéos, plateformes de streaming) se déroule sur internet. »

Les données collectées par ces entreprises permettent de réussir en grande partie les étapes de conversion : prospection commerciale, vente, suivi de clientèle, fidélisation, cross et up-selling. Ce qui est rendu facile grâce aux réseaux sociaux qui permettent d’être en contact direct avec le client, l’utilisateur des interactions ou encore le social ads.

Ces réseaux sociaux permettent aux consommateurs de s’exprimer sur un produit, un service ou une opinion. Par conséquent, nous assistons à la naissance de communautés en ligne.

« Cette  facilité  de  prise  de  parole  et  de  production  de  contenu  sans outillage  professionnel  a  permis  la  formation  de  ce  que  l’on  appelle communément  le  User  Generated  Content  et  qui  désigne  le  contenu développé et proposé en ligne  par les  utilisateurs  d’un réseau  social  ou d’une plateforme de génération de contenu. »

De ce fait, réussir la fédération d’une audience, le User Generated Content (UGC) doit tenir compte d’un certain nombre de caractéristiques. Il faut un contenu qui est : personnel et unique ; original ; authentique et pertinent .