Le Consortium national des acteurs du commerce électronique été lancé hier. L’objectif visé, avec une telle initiative est, d’après la ministre du Commerce et des Petites et moyennes entreprises (PME), Assome Aminata Diatta, de positionner le secteur du commerce électronique parmi les leviers de la relance économique du pays.

Face à la crise économique et sociale causée par la Covid-19, l’outil numérique s’est ‘’vite imposé’’ comme un levier permettant de faire face au risque d’interruption de l’activité et de facilitation de l’accès des populations aux biens et services.

Ainsi, au Sénégal, dès les premiers moments de la pandémie, la ministre en charge du Commerce et des Petites et moyennes entreprises (PME) a lancé un appel aux différents acteurs de l’écosystème national du commerce électronique. Ceci en vue de la mise en place de solutions pour résoudre les risques de perturbation des chaines d’approvisionnement et assurer la disponibilité des produits et services dans un contexte de restriction des activités économiques. ‘’Cet appel a eu un écho favorable auprès des acteurs, comme en témoignent les nombreuses propositions reçues et dont la plupart s’intègrent parfaitement dans les lignes d’action de la Stratégie nationale de développement du commerce électronique (SNCDE) que j’avais lancée le 19 décembre 2019’’, indique Assome Aminata Diatta.

En effet, l’une des recommandations majeures de la SNDCE portait sur la mise sur pied d’un cadre de réflexion et de dialogue ‘’inclusif’’, regroupant l’ensemble des acteurs du commerce électronique, qu’il soit de l’écosystème support, de l’écosystème direct ou de l’écosystème indirect. ‘’Même si nous savons que les domaines couverts sont larges, les acteurs concernés nombreux et les enjeux économiques importants, nous devons avoir la lucidité d’admettre que c’est à travers une synergie d’actions que nous pouvons mieux tirer profit du commerce électronique. D’ailleurs, permettez-moi de rappeler quelques chiffres qui renseignent à suffisance sur l’impératif d’une coopération intelligente entre acteurs, en vue de faire émerger le secteur’’, poursuit la ministre.

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Bien que 75 % des acteurs du commerce électronique basés à Dakar disposent d’un site internet, Assome Aminata Diatta précise que seul 39 % livrent leurs biens et services dans les autres régions du Sénégal et 23 % à l’international. Le paiement en ligne via les moyens de paiement mobile est principalement possible pour plus de 50 % des acteurs situés à Dakar, contrairement aux acteurs des régions. Pour la disponibilité du service de livraison, elle est largement notée chez 78 % des acteurs présents à Dakar et 41 % dans les régions. ‘’La majorité des acteurs ne disposent toutefois pas d’un service de livraison intégré à leurs activités et ont recours aux services de livraison indépendants, le coût de la livraison étant à la charge du consommateur. L’idée de la création du Consortium du commerce électronique découle de ce constat partagé avec les acteurs de la nécessité d’assurer une meilleure organisation du secteur par les acteurs et pour les acteurs’’, dit-elle.

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Dès lors, la ministre estime que l’avènement du Consortium national des acteurs du commerce électronique au Sénégal contribuera à positionner le secteur du commerce électronique parmi les leviers de la relance économique du pays. Dans ce sens, un comité technique, composé de personnalités indépendantes, est mis en place. Ce dernier est chargé de faire des propositions à la ministre sur la mise en place d’un cadre de concertation et de dialogue multi-acteurs.

Source: Enquête

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