jeudi, septembre 29, 2022

Pr Aminata Cissé Niang, première femme Doyenne de la Faculté des sciences juridiques et politiques (UCAD)

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Il y a de cela quelques années, une femme, Pr. Ramatoulaye Diagne Mbengue, occupait pour la première fois, le poste de recteur d’une université au Sénégal.  Il s’agit de celle de Thiès, l’université Iba Der Thiam. Désormais, Pr. Aminata Cissé Niang vient aussi, d’occuper pour la première fois, le poste de Doyen  d’une Faculté à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

 

Elue par ses pairs il y a environ deux semaines, Aminata Cissé Niang occupe désormais le fauteuil de Doyenne de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), communément appelée Fac de Droit. Elle a comme assesseur Boubacar Ba. La cérémonie de passation de services a eu lieu hier à la Fac, avec le sortant, Alassane Kanté, qui n’a fait qu’un mandat.

Cette élection de Niang est une première à la faculté mais aussi à l’université, rapporte le journal Le Quotidien.

Fondée en 1949, l’Ecole de Droit de Dakar, qui, depuis 1957, date de la fondation de l’Université de Dakar, est devenue la Faculté de Droit et des sciences économiques, a formé d’éminentes universitaires. Mais, le plafond de verre a sauté en 2022. Presque une éternité. Une anomalie corrigée au sein du Temple du savoir, qui doit être la locomotive du progrès et du changement. «Notre faculté va donner l’exemple à suivre en manière de promotion de la femme dans la gouvernance universitaire», s’est félicité Kanté.

Sitôt installée, Pr Aminata Cissé Niang a indiqué la voie. Pas question pour elle de «promettre des miracles», mais plutôt d’insister sur la nécessité d’utiliser, de manière efficiente, les ressources mises à la disposition de l’institution pour atteindre les objectifs assignés. Des objectifs qui commencent d’abord par les missions classiques. «La mission d’enseignement et d’encadrement, qui s’inscrit dans un cadre juridique, est une mission qu’il faut absolument veiller à ne pas dévoyer, à ne pas pervertir. Il nous faut donc cerner de manière claire les contours et le contenu de ce cadre juridique», note-t-elle. Niang dit être la mère et la tante d’une partie de la communauté universitaire. «Un privilège» qu’elle compte utiliser pour mener à bien sa mission. «Une mère a un objectif et reste concentrée sur cet objectif : l’intérêt général et l’intérêt individuel de tout un chacun. Elle cherche la réussite de chaque membre de la communauté», enchaîne-t-elle.

A propos du Doyen sortant, il a eu la malchance de tomber au mauvais moment. «Notre mandature a coïncidé avec l’avènement de la crise sanitaire et économique mondiale, appelée Covid-19. Il s’y ajoute que l’institution a été profondément secouée par une crise électorale sans précédent, consécutive au renouvellement de l’amicale des étudiants», regrette-t-il.

Malgré tout, celle qui lui a succédé lui reconnaît un bon travail dans ce contexte difficile. En effet, Aminata Cissé Niang a souligné que Kanté est arrivé à un moment où de nouveaux défis, comme la diversification des programmes et le décloisonnement de l’université, sont venus s’ajouter aux problèmes classiques tels que la gestion des calendriers et la maîtrise des effectifs. Des contraintes qui sont désormais les siennes. Mais la concernée se dit prête. «Je puis vous assurer que le nouvel assesseur et moi sommes conscients de ce qui nous attend. Nous savons quelle est l’ampleur de la tâche, nous savons quelles sont les contraintes», rassure Niang.

Avec le Quotidien