jeudi, février 2, 2023

Exposition aux champs électromagnétiques : L’ARTP livre des mesures de protection et de prévention

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L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a tenu ce jeudi 19 janvier 2023, un atelier sur la restitution des résultats de la campagne de mesures sur l’exploitation aux champs électromagnétiques des rayonnements non ionisants. L’ARTP et les opérateurs, le ministère de la Santé, les associations de consommateurs, ont unanimement reconnu l’importance de protéger les populations contre le niveau de risque associé à l’exposition aux champs électromagnétiques. Pour y arriver, les autorités comptent emprunter la voie de la sensibilisation et la certification des équipements

L’exposition au rayonnement non ionisant peut nuire à la santé. C’est du moins l’avis de Alassane Mbengue Secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action Sociale ( MSAS) . Prenant part à cette rencontre de la restitution des résultats de la campagne de mesures sur l’exploitation aux champs électromagnétiques des rayonnements non ionisants, il a révélé que son département a signé une convention formelle avec l’ARTP afin de mieux prévenir cette problématique.

« L’objectif de ce partenariat est de parvenir à utiliser les ondes de communication en toute sécurité. La santé doit être l’ affaire de tous car tout ce qui nous entoure peut avoir un impact sanitaire. C’est pour cela que nous devons accorder une attention particulière aux rayonnements non ionisants. Ils sont partout dans notre environnement et sont soit d’origine naturelle soit artificielle comme les champs créés par les équipements », explique Alassane Mbengue.

Bien que le lien de cause à effet ne soit pas démontré, le Secrétaire général indique que des travaux de laboratoire nous invitent à la prudence.

Le rayonnement ionisant est un type de rayonnement capable de déloger les électrons des atomes quand il traverse la matière. On parle alors d’ionisation. Il comprend les ondes électromagnétiques et les particules subatomiques.

Les principales sources d’exposition des personnes aux champs électromagnétiques radiofréquences sont les émetteurs fonctionnant sur ou à proximité ​ immédiate du corps, par exemple les dispositifs portatifs et les sources de rayonnement sans fil en champ proche.

«C’est pourquoi le Sénégal a adopté des limites d’exposition aux champs électromagnétiques dans les cahiers des charges des opérateurs de télécommunications, conformément aux recommandations de l’UIT et des lignes directrices concernant l’exposition aux champs électromagnétiques radiofréquences élaborées par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP) et appuyées par l’OMS» a rappelé le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie Numérique représenté par son secrétaire Général. .

Un comité technique pour réfléchir sur les problématiques des RNI

Conformément aux exigences de l’Organisation Mondiale de la Santé  ( OMS) sur la gestion de la problématique des RNI, le Sénégal, en adéquation avec les prérogatives et missions régaliennes confiées à l’ARTP conformément à la Loi n°2018-28 du 12 décembre 2018 portant Code des Communications électroniques, s’était engagé à l’instar de la communauté internationale à prendre en charge la problématique de l’évaluation, de la surveillance, du suivi et du respect des niveaux des RNI des stations radioélectriques conformément aux normes et recommandations édictées par l’UIT.

Cette rencontre avec les acteurs de l’écosystème des télécommunications et autres organisations a été l’occasion pour l’ARTP de présenter les mesures prises sur l’exposition aux champs électromagnétiques. Cela fait suite à une mission d’inspection de l’organisation de régulation dans les 46 départements du pays.

Abdoul Ly  avance que cette question inquiète les populations qui sont d’autant plus exposées avec les différentes installations d’équipement à travers tout le pays. « L’Autorité de régulation en collaboration avec  le Ministère de la Santé et de l’Action sociale a  mis en place un comité technique qui a travaillé en parfaite cohésion pour préparer cette restitution, rédiger les plans de communications et de sensibilisation des populations, des acteurs publiques concernés et des associations de consommateur sur les effets des antennes relais et des équipements terminaux (mobiles) sur la santé » précise le DG de l’ARTP.

Pour mener à bien cette mission de protection des populations et de prévention contre les expositions, l’Autorité de régulation a aussi renforcé ses moyens techniques : « Les communications électroniques sans fil occupent une place importante dans le quotidien des personnes pour des usages et applications professionnelles et industrielles. Cela est une inquiétude récurrente des populations. L’ARTP s’est doté d’outils à la hauteur du développement technologique. En interne, nous disposons d’une station d’homologation des appareils qui entrent au Sénégal» dit-il.