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Lutte contre la Cybercriminalité : Les pays de la Cedeao pour le partage des informations

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L’internet est aujourd’hui un outil incontournable pour le développement, mais il présente beaucoup de dangers. Pour lutter contre ce phénomène et l’encadrer, les pays membres de la Cedeao, en collaboration avec le Conseil de l’Europe, tiennent depuis hier à Dakar, un atelier de trois jours sous le thème : «Amélioration de la coopération internationale sur la cybercriminalité et la preuve électronique en Afrique de l’Ouest.»

Selon Mamadou Fall Cissé, conseiller technique au ministère de la Justice, le phénomène cybercriminel revêt indubitablement une dimension planétaire.

«D’où la nécessité pour nos Etats, de prendre en compte les enjeux stratégiques qui s’attachent au renforcement de la coopération juridique et judiciaire internationale contre la cybercriminalité», suggère-t-il. Selon le magistrat, «ce phénomène impose à la communauté des Etats et à ceux de la Cedeao en particulier, une action coordonnée et concertée».

A l’en croire, la réponse à une telle préoccupation passe par l’amélioration de la coopération internationale, y compris par l’échange de savoir et de savoir-faire, indispensable à la répression des cybers délinquants. Car étant une criminalité transnationale, un seul pays ne peut pas lutter contre cette forme de ce phénomène, dit-il.
Pour lui, il faut davantage miser sur la coopération internationale en commençant d’abord par une coopération régionale. Un avis partagé par Manuel Pereira, représentant du Conseil de l’Europe. Le plus important dans cette lutte, conseille-t-il, est la formation de tous les pays de la Cedeao et faire le partage des informations et les bonnes pratiques, en plus du renforcement de la législation dans chaque pays sur la lutte contre la cybercriminalité.

«Il faut mettre ensemble les institutions judiciaires sur les aspects de la lutte contre la cybercriminalité. La police ne parle pas des fois de ces crimes et ces gens se servent souvent des pays faibles, comme l’île Tonga, pour poser leurs actes criminels», renseigne-t-il.

D’ailleurs, le conseiller technique au ministère de la Justice reconnaît que la cybercriminalité est bien présente au Sénégal. D’après lui, il faut partir de l’outil de base qui est l’outil informatique, devenu un moyen de commission d’infractions. «On parle de cyber-terrorisme maintenant», fait-il savoir.
Cependant, il estime que «le renforcement du cadre institutionnel devrait aussi permettre de parvenir à une intensification de la coopération judiciaire internationale à travers le mécanisme de l’entraide judiciaire».

Cet atelier sera l’occasion de débats et d’échanges enrichissants autour de ces problématiques sur les procédés d’internationalisation de la preuve électronique, a-t-il rassuré en précisant que le Sénégal est un vaste cadre juridique de réforme des Tic. Il en veut pour preuve, entre autres, la création de la brigade spéciale contre la cybercriminalité, au niveau de la Dic.
justin@lequotidien.sn

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