La capitale camerounaise a accueilli le 16e séminaire du Réseau francophone des régulateurs télécoms (Fratel) qui a fermé ses portes à Douala le 3 avril 2019. L’importante rencontre qui a réuni les régulateurs à travers le monde  a permis d’étudier les enjeux de la régulation face à des opérateurs télécoms extrêmement puissants.

L’objectif de tenir une tel rencontre à Douala est  de permettre à tous nos concitoyens d’avoir une meilleure qualité de service mobile. De l’avis de Sébastien Soriano, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) de France, « Il faut un régulateur qui supervise le territoire et la qualité de service qui est une science extrêmement complexe, très difficile ».

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De plus en plus, les opérateurs télécoms investissent beaucoup d’argent sur les infrastructures. Ils ont souvent tendance à aller dans les zones qui sont les plus rentables, car il n’y a pas forcément à aller dans les zones les plus difficiles à couvrir comme les zones de montagnes ou de forêts. Une fois installé le réseau et qu’ils ont des clients, il n’y a pas forcément à donner une bonne qualité. Conscient de cette situation, Sébastien Soriano déclare qu’ « Il faut un régulateur qui supervise le territoire et la qualité de service qui est une science extrêmement complexe, très difficile car le client  paie ses services, et l’opérateur doit apporter de la qualité pour y trouver l’intérêt ».

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La régulation est un travail complexe pour les régulateurs ?

Face à la concurrence qui est une alchimie un peu compliquée, tous les consommateurs doivent avoir la possibilité d’arbitrer entre plusieurs réseaux. Selon les régulateurs, « Il n’y a rien de plus horrible que le monopole pour faire vivre cette concurrence. C’est tout simplement une alchimie. C’est tout un art parce que, en même temps, on ne veut pas qu’il y ait mille réseaux. Parce que ça coûte très cher d’installer un réseau, et donc pour trouver des équilibres, il faut un régulateur expert, et ce régulateur expert est confronté à des difficultés techniques, confronté à des défis. Ce n’est pas parce que c’est difficile qu’on est impuissant. On est là pour challenger les opérateurs. Sinon à la fin, la qualité et la couverture seraient pires que ce qu’il y a aujourd’hui ».

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Pour atteindre cet objectif, ils estiment entamer la bataille contre les grandes forces économiques même si le problème du régulateur n’est pas de tenir la dragée haute à des puissances économiques extrêmement importantes mais d’assurer une bonne distance qui permet que les concitoyens soient satisfaits. Pour se faire, il faut que tout le monde ait la bonne qualité et un marché parce qu’on sait que les anciens monopoles d’État n’ont pas été efficaces.

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