Réseaux sociaux

L’envoi des « Jambars » dans la coalition de l’Arabie Saoudite indigne les Internautes sur les réseaux sociaux

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L’envoi des soldats sénégalais appelés « Jambars » dans la langue wolof pour soutenir la coalition de l’Arabie Saoudite dénommée « La Tempête décisive » contre les rebelles au pouvoir au Yémen fait des indignations sur les réseaux sociaux. Selon certains internautes, ce geste pourrait faire du Sénégal la « cible légitime des terroristes ».

Entre autres hastags utilisés #jambarspasbouger avec le slogan : Rien à foutre de l’Arabie Saoudite et de sa guerre. « Protéger les Lieux Saints de l’Islam, à mon avis, l’argument ne pourrait qu’être plus fallacieux. Et d’ailleurs, je me demande, si nous entrions en conflit avec l’Arabie Saoudite et qu’une bataille armée s’en suivait, qu’aurions-nous fait ? Nous aurions riposté ou parce que c’est un lieu dit sain, nous aurions tendu l’autre joue », s’interroge un internaute sur Facebook. Il est rejoint dans son indignation par un autre qui dit en commentaires : « […] Toutes les personnes éclairées sont d’avis que cette guerre n’est la nôtre. On est en train de mettre le doigt dans un engrenage. Les véritables motifs de cet engagement sont d’ordre financier et non religieux […] »

Outre, sur le site change.org, une pétition a été lancée pour sensibiliser les populations à se mobiliser contre le départ des « Jambars ». Intitulée « Mobilisons-nous contre l’envoi de nos Jambars au Yémen », elle est adressée à toute la population sénégalaise. « Nos Jambars n’ont pas à mourir dans une guerre qui n’est pas la leur. En plus de cela, des priorités plus urgentes que de faire la guerre sont laissées en rade dans notre pays », précise la pétition. Au moment de rédiger cet article, la pétition était signée et soutenue par une vingtaine de personnes.

« Je ne suis pas d’accord que le sang de nos braves soldats pour financer le PSE », déplore un signataire de la pétition depuis la ville de Touba. Et à un autre habitant à Poitiers de dire : « je ne suis pas d’accord à ce qu’on vende nos frères ».

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