Pape Ibrahima Faye, adjoint de l’imam de la grande mosquée de Mbour (ouest), a dénoncé vendredi l’usage des réseaux sociaux et des médias classiques par certains pour insulter, calomnier ou régler leur compte à leurs semblables.

‘’Les réseaux sociaux, les médias en général, ne doivent pas être utilisés pour des injures, des invectives et des règlements de comptes’’, a-t-il dit à l’occasion de la prière de la fête de Tabaski.

‘’Rien n’est éternel dans ce monde. Devant Dieu, le jour de la résurrection, nous répondrons tous de nos actes, quels qu’ils soient’’, a-t-il lancé devant les nombreux fidèles.

Pape Ibrahima Faye a ajouté, s’adressant encore à ses coreligionnaires : ‘’L’un des péchés les plus graves, c’est de raconter de mauvaises choses sur son prochain. Chaque individu a des défauts qu’il ne souhaite pas voir étaler sur la voie publique, sur les réseaux sociaux et les médias.’’

Le prophète Mohamed recommande aux musulmans de ne se préoccuper que leurs défauts, pas de ceux des autres, selon le religieux.

‘’Devant Dieu, chaque membre de notre corps témoignera de ses actes. Et chaque péché sera puni. Nous sommes des handicapés, chacun d’entre nous vit avec un handicap’’, a insisté Pape Ibrahima Faye, faisant allusion aux défauts inhérents à chaque être humain.

Tout musulman qui ne fait pas les cinq prières quotidiennes recommandées par sa religion n’en est pas un, a-t-il dit aux fidèles, les invitant au respect strict des recommandations de l’islam, du Coran.

Le religieux a prié pour que la pandémie de coronavirus soit éradiquée le plus vite possible, au Sénégal et partout dans le monde.

Les musulmans du Sénégal, comme ceux de nombreux pays, célèbrent ce vendredi l’Aïd al-Adha ou Tabaski, l’une des principales fêtes de l’islam.

La ‘’fête du sacrifice’’, qui a lieu le 10 du dernier mois du calendrier musulman, se déroule cette année dans un contexte singulier : la pandémie de coronavirus, qui a fait des centaines de milliers de morts dans le monde.

Au Sénégal, un peu plus de 10.000 cas de coronavirus ont été recensés par le ministère de la Santé depuis la découverte du premier cas dans le pays, le 2 mars.

Quelque 200 personnes en sont mortes, et plus de 3.000 patients sont pris en charge dans les centres de traitement de la maladie, selon le dernier bilan donné de la maladie, vendredi, par le ministère de la Santé.

Photo by AMISOM via Iwaria

Avec APS

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