À l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, le réseau Wi-Fi n’est pas assez efficace. Les étudiants éprouvent d’énormes difficultés pour accéder à la connexion à l’Internet malgré un effort consenti dans la couverture du réseau Wi-Fi dans certains endroits du campus social.

Le vent frais souffle sur le campus social. Les allers-retours vers les facultés rythment cette mi-journée. À franchir la petite porte située au couloir de la mort, à quelques pas, on aperçoit des pavillons K et J en face. Sur l’ex terrain de Basket-ball, des étudiants sont regroupés sous un poteau en fer. L’endroit est en effet équipé d’un dispositif Wi-Fi qui permet aux étudiants de se connecter.

Debout, les écouteurs dans les oreilles, téléphone portable en main, Kekouta Balde, inscrit en licence espagnole, est venu pour se connecter. Sur place depuis quelques minutes, il capte le wifi sans souci. «La connexion marche pour le moment, mais parfois ça ne s’affiche pas du tout». Il est midi treize minutes, en ce jeudi 1 avril 2021. Au même endroit, des étudiants assis sur un banc, et d’autres debouts sous le palmier, utilisent eux aussi le wifi.

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Non loin de là, tout près du restaurant Argentin face au pavillon Q, un autre groupe étudiants campe, chacun accroché à son téléphone. Parmi eux, Paul Séne, jeune homme venu ici pour se connecter. Assis sur une épave d’un véhicule garé sur place, il prend son temps pour lire les quelques audios que  ses amis lui ont envoyés. Mais il peine à télécharger ces quelques vidéos. Il soutient : «Je suis là depuis… et j’essaie de télécharger une vidéo de courte durée mais ça rate ».

Attendre 4h du matin pour télécharger 

Le regard fixé sur son portable, il précise que durant la journée le réseau est souvent perturbé en ce terme. «Le débit de la connexion n’est pas rapide, il faudra attendre à 4heures du matin pour pouvoir faire certains téléchargements», affirme-t-il. À côté de lui, adossé sur la vieille voiture, Mor Ndiaye est étudiant à la Faculté des sciences économiques et gestion (Faseg), son portable à la main, déplore le mauvais état du réseau. «J’ai l’habitude de venir me connecter ici mais le réseau n’est pas assez fluide», dénonce-t-il.

À quelques encablures du même restaurant, dans le jardin de la nation, des étudiants se regroupent. Dans cet endroit, si certains sont prennent des photos, la plupart tentent de capter un réseau Internet. Sur une grosse pierre, son smartphone à la main, Bara Fall, étudiant en licence 2 de médecine confie : «Je me connecte ici durant toute la semaine et le wifi marche. La lenteur du réseau dépend du nombre d’appareils connectés». 

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En outre, à part les espaces libres, les nouveaux pavillons disposent d’un réseau wifi. C’est le cas au pavillon H dans le couloir droit. Au rez-de-chaussée, des étudiants sont scotchés sur leur smartphone. Adossé sur le mur, Samba Gueye, en première année au département de philosophie argue : «la connexion marche ici, c’est actuellement le cas, mais elle peut s’arrêter à tout moment». Selon lui, pour profiter d’une connexion fluide, il faut s’armer de patience jusqu’à certains heures tardives de la soirée. 

Kemo Cisse, cesti-info.ucad.sn

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