La Banque mondiale a approuvé un don de 15 millions de dollars destiné à améliorer les perspectives économiques de la jeunesse palestinienne par le biais du secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Le nouveau projet, baptisé TechStart, vise à soutenir le secteur des TIC en vue de la mise à niveau des capacités des entreprises et de la création d’un plus grand nombre d’emplois hautement qualifiés.

« Le secteur des TIC peut contribuer grandement à la croissance économique. Il peut offrir des perspectives aux jeunes palestiniens, qui représentent 30 % de la population et sont aux prises avec un chômage massif, souligne Kanthan Shankar, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Cisjordanie et Gaza. Les universités palestiniennes produisent chaque année plus de 3,000 diplômés en technologies de l’information, et la plupart d’entre eux sont sans emploi. En outre, ce secteur présente l’avantage d’être moins vulnérable aux crises et de pouvoir s’adapter au travail à distance dans une situation telle que celle engendrée par la pandémie de COVID-19 ou plus largement dans des contextes de restriction des déplacements. Ce nouveau projet s’inscrit dans la stratégie de la Banque mondiale visant à investir dans l’écosystème entrepreneurial dans le but de créer des emplois. »

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Plus d’un quart des Palestiniens en âge de travailler étaient sans emploi avant même la crise du coronavirus. Le taux de chômage des jeunes s’établissait à 37 % au quatrième trimestre de 2019 et atteignait le taux alarmant de 61 % à Gaza. Le taux d’activité des Palestiniennes est le plus faible de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), en raison principalement des restrictions aux déplacements. 

Le secteur des TIC peut être une source de croissance économique et d’emplois. La demande pour ces services a affiché une hausse sensible dans les territoires palestiniens, et on observe une tendance croissante à l’externalisation dans ce secteur. Le nouveau projet exploitera cette source possible de création d’emplois et s’attaquera aux obstacles qui entravent son expansion dans les territoires palestiniens tout en contribuant à la mise en place d’un écosystème favorable à l’innovation et à la recherche et développement (R&D).

Comme le secteur des TIC repose principalement sur la technologie et sur un capital humain qualifié, le projet encouragera les entreprises à investir dans ces domaines pour ainsi lever les obstacles à la prestation de services de qualité. Il ciblera des entreprises et des personnes dont les compétences doivent être renforcées pour être en mesure de mieux répondre aux besoins des clients. Le projet fournira également des capitaux d’amorçage pour stimuler les investissements privés dans le secteur, notamment pour la R&D. Les acteurs du secteur privé se verront offrir l’occasion d’investir dans les nouvelles entreprises des TIC, dans la formation ou dans les services en ressources humaines. 

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Le projet stimulera en outre la demande de services de TIC palestiniens en attirant l’investissement direct étranger, en favorisant l’établissement de partenariats avec les entreprises mondiales et en améliorant l’accès aux marchés. Il s’emploiera à faire connaître à l’étranger les opportunités offertes par ce secteur, sachant que ce travail est encore plus essentiel dans les environnements fragiles ou touchés par un conflit qui ont souvent du mal à attirer les investissements. En promouvant des actions de sensibilisation, le projet a pour objectif d’élargir les possibilités d’affaires et de faciliter la signature de nouveaux contrats. En plus de bénéficier de nouvelles sources de revenus, les entreprises du secteur des TIC auront aussi accès à de nouveaux savoir-faire en matière de technologie et de marketing. 

« Les perspectives de développement du secteur palestinien des TIC sont prometteuses, à condition que les mesures appropriées soient prises, explique Iulia Cojocaru, spécialiste senior du secteur privé à la Banque mondiale. Le projet propose un ensemble d’interventions pour appuyer le transfert des connaissances en haute technologie et renforcer les compétences pratiques des diplômés, tout en veillant à accroître la compétitivité du secteur et à initier les entreprises des TIC aux meilleures pratiques et normes mondiales. Il permettra d’améliorer l’écosystème technologique et d’attirer des investissements, et offrira en même temps aux jeunes diplômés palestiniens de nouvelles possibilités d’accès à des emplois hautement qualifiés. »

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Avec Banque mondiale

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