lundi, juillet 4, 2022

Le Sénégal se tourne vers les bus électriques, d’ici 2025 pour lutter contre la pollution

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Le Sénégal a l’ambition de lancer à l’horizon 2035, un projet de bus électriques afin de lutter contre la pollution de l’environnement.

Bientôt des bus électriques vont rouler à Dakar. Le Sénégal a opté, dans le cadre de la modernisation élargie du transport urbain, de mettre en place un projet de bus électriques qui viendra se greffer aux côtés du Bus Rapid Transit (BRT) et du Train Express Régional (TER) déjà en cours.

L’ambitieux projet qui a pour objectif de lutter contre la pollution de l’environnement a été débattu lors du Forum régional pour la «promotion des bus propres» en Afrique qui se tient depuis hier, lundi 17 mai 2021, à Dakar sous la tutelle du ministère des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement, à travers le Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar (CETUD) en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et l’Union Africaine des Transports Publics (UATP).

Se basant sur les découvertes  gazières et pétrolières au Sénégal, les initiateurs soulignent que le projet vise à “faire une restructuration globale du réseau, celui de Dakar Dem Dikk (DDD) et de l’Association de Financement des professionnels du Transport Urbain (AFTU) afin de les préparer à l’horizon 2030, à aller vers des bus propres au gaz et à l’électricité”.

Cependant il faudrait des préalables pour espérer voir un tel projet se réaliser . “C’est un enjeu extrêmement important pour les villes africaines. En 2040, ces villes vont doubler leur population pour atteindre plusieurs milliards. Prenons le cas de Dakar, en 2040, nous serons 7 millions. Le réseau de trafic routier est déjà saturé. 80% des transports motorisés se réalisent en transport collectif», a précisé Thierno Birahim Aw, directeur général du CETUD qui souligne par ailleurs que 4 millions de personnes meurent à cause de la pollution atmosphérique dans le monde chaque année.

La production suffisante de l’électricité sera l’un des défis majeurs à relever. Selon Bouaké Méité, président de l’Union Africaine des Transports Publics (UATP), «il faudrait, dans nos pays respectifs, que nous nous assurions d’une production suffisante de l’électricité pour mettre un tel projet en vigueur. Mais, il ne faut pas oublier que dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest, certains sont producteurs de gaz. Il faut mettre à profit ces productions pour introduire des autobus à gaz et mettre moins de carbone», suggère-t-il. Avant de lancer un appel à tous les Etat de la sous-région à exploiter les potentialités des pays.

Le Forum de Dakar qui se tient du 17 au 18 mai 2021, en prélude à l’introduction des bus électriques dans les systèmes de transport particulièrement au Sénégal et au Nigéria, a vu la participation de nombreux pays de la sous-région et de l’Afrique en général notamment la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Kenya etc.