Malgré sa bonne position dans la mise en place d’un arsenal juridique sur la société de l’information, le Sénégal reste un pays très vulnérable aux attaques informatiques.

Selon l’Union Internationale internationale des télécommunications, le Sénégal ne figure pas sur la liste des 19 pays qui disposent d’un centrale national d’alerte aux attaques informatiques, une infrastructure nécessaires pour faire face de manière fiable aux cybermenaces et aux incidents.

En 2020, seulement quelques pays étaient déjà dotés d’une législation en matière de cybersécurité et seuls 19 pays disposaient déjà d’un centre national d’alerte et de réponse aux attaques informatiques, en anglais Computer Emergency Response Team (CERT). Il s’agit du Bénin, Botswana, Burkina Faso, Kenya, Cameroun, Afrique du Sud, Ouganda, Nigeria, Rwanda, Zambie, Ghana, Maurice, Gambie, Ethiopie, Côte d’Ivoire, Tanzanie, Tunisie, Egypte et Maroc. En 2018, seuls 13 pays étaient déjà dotés d’un CERT,

Dans son rapport « Global Cybersecurity Index 2020 », l’organisation rappelle que l’absence de telles institutions et le manque de capacités nationales posent un réel problème pour répondre de manière adéquate et efficace aux cyberattaques dont les coûts sont estimés à plus de 2 Milliards de $ en 2016 dans les économies africaines selon Serianu,une société kényane de conseil en sécurité informatique.

L’IUT de préciser que «les équipes nationales de réponse aux incidents informatiques jouent un rôle important dans la solution ».

Elle estime qu’en Afrique, la faible préparation des pays aux menaces informatiques – le sabotage des infrastructures publiques, la fraude numérique, l’espionnage, le vol de renseignement, etc. – a le potentiel de fragiliser les systèmes d’information et de nuire aux ambitions du continent en économie numérique. Elle appelle les différents gouvernements et groupes régionaux à l’action. 

Le Sénégal, malgré sa Stratégie Nationale de Cybersécurité SNC2022 et la présence d’une école de Cybersécurité à vocation sous régionale peine à se frayer une passerelle inondée par des infrastructures de sécurité informatiques pas encore très puissantes aux yeux de l’avancée de la technologie.

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