Les ressources mobilisées à fin juillet 2021 sont estimées à 1507,3 milliards, soit une baisse de 2,7% en glissement annuel. Quant aux dépenses, elles se sont repliées de 7,7% à fin juillet 2021 pour s’établir à 2370,1 milliards. En conséquence, le solde budgétaire est estimé provisoirement déficitaire de 862,8 milliards, à fin juillet 2021, contre un déficit de 1019,8 milliards à la même période en 2020.


Selon le point mensuel de conjoncture de la Dpee, l’exercice budgétaire a été caractérisé à fin juillet 2021 par une réduction de la mobilisation des ressources, associée à un rythme d’exécution modéré des dépenses, dans un contexte de poursuite de la lutte contre les impacts du Covid-19. Ainsi, les ressources mobilisées (1507,3 milliards) sont constituées de recettes budgétaires (1410 milliards), de dons (77,2 milliards) et de recettes exceptionnelles (20 milliards). En glissement annuel, les ressources se sont abaissées de 41,8 milliards imputables aux dons.

Ces derniers ont diminué de 43,2%, soit 58,8 milliards par rapport à la même période en 2020. Par ailleurs, les recettes budgétaires, estimées à 1410 milliards, ont crû modérément de 1,2% à fin juillet 2021. Cette amélioration est attribuable principalement aux recettes fiscales (1338,5 milliards) qui ont progressé de 2,6%. La hausse des recettes fiscales est tirée par l’impôt sur les revenus (225,5 milliards), la Tva intérieure pétrole (13,8 milliards), les droits d’enregistrement et de timbre (55,8 milliards) et le Fsipp (62,4 milliards) qui se sont confortés respectivement de 3% (+6,6 milliards), 73,7% (+5,9 milliards), 48,2% (+18,1 milliards) et 157,8% (+38,2 milliards).

De même, les droits et taxes mobilisés par la Douane, notamment la Tva à l’import (251,2 milliards) et les droits de porte (160,1 milliards), se sont inscrits sur cette dynamique avec des hausses respectives de 9,7% et 8,7%. En revanche, l’impôt sur les sociétés, la Tva intérieure hors pétrole et les taxes sur la consommation ont atténué cette tendance haussière avec des baisses respectives de 12,4 milliards, 50,6 milliards et 21,3 milliards pour s’établir respectivement à 189,8 milliards, 157,8 milliards et 83,2 milliards à fin juillet 2021. 

Baisse des dépenses publiques

Concernant les dépenses budgétaires, elles sont évaluées à 2370,1 milliards à fin juillet 2021 contre 2568,9 milliards un an auparavant, soit une baisse de 198,8 milliards (-7,7%). Cette contraction est expliquée par le repli des autres dépenses courantes et, dans une moindre mesure, des investissements. En effet, les autres dépenses courantes (820,3 milliards), composées de transferts, de subventions, de fournitures et entretien, et les dépenses en capital (824,2 milliards) se sont contractées respectivement de 17,1% et 8,7% comparativement à la même période de l’année dernière.

Cette situation reflète, d’une part, les importantes dépenses effectuées en 2020 dans le cadre de la réponse à la crise sanitaire de Covid-19 et, d’autre part, les efforts de rationalisation des charges de consommation publique. Cette situation a toutefois été atténuée par l’accroissement de la masse salariale et des charges de la dette publique qui se sont confortées respectivement de 8,2% et 5,1% pour atteindre 517,9 milliards et 207,6 milliards à fin juillet 2021. 

M. CISS/LES ECHOS

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