Cela fait déjà cinq ans que le Cap-Vert a lancé la construction d’un espace technologique qui rassemblera des activités de recherches, des centres de formation de haut niveau et des industries de pointe. Le pays qui y place de grands espoirs espère le voir achever l’année prochaine.

Le parc technologique national du Cap-Vert sera prêt au mois de juin 2022. Olavo Correia (photo), vice-Premier ministre et ministre des Finances et de l’Economie numérique, l’a affirmé le lundi 11 octobre. Le projet estimé à 40 millions d’euros comprend entre autres un centre de traitement de l’information, un centre d’affaires, un centre d’incubation, un centre de formation et de qualification doté d’installations TIC. Le parc qui est bâti à Praia, la capitale, a une superficie de 8 hectares. Il est situé à près de 3 km de l’aéroport international.

Expliquant le retard accusé dans la construction du parc technologique, lors de la visite du chantier par Jorge Carlos Fonseca le président de la République, Olavo Correia a déclaré que « le problème ne concerne pas seulement les travaux de génie civil, mais aussi les équipements, tout le système d’exploitation des installations et le recrutement des ressources humaines. Par conséquent, la date limite est fixée à juin 2022 pour que tout soit prêt, afin que nous puissions commencer à opérer de manière complète et globale, avec toutes les fonctionnalités qui font partie du parc technologique ».

Le chantier de construction du parc technologique national rentre dans le cadre de l’ambition du gouvernement de faire du Cap-Vert un hub technologique dans la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Débutée en 2015, l’infrastructure technologique, financée par la Banque africaine de développement (BAD) et l’Etat de Cap-Vert, a une durée de vie économique de 25 années.

« Nous allons créer ici une zone économique technologique spéciale, avec des incitations fiscales, parafiscales et autres, pour attirer de grandes entreprises internationales à s’installer ici et aider nos entreprises, les « start-up », à devenir plus compétitives. Ces entreprises pourront exporter vers d’autres marchés ». Une fois qu’il sera opérationnel et aura atteint sa pleine capacité fonctionnelle, le parc technologique permettra de créer 1 014 nouveaux emplois directement liés à ses activités. 1 217 emplois indirects seront aussi créés. Il générera en moyenne 7,5 millions d’euros de recettes par an au cours de ses cinq premières années de fonctionnement.

Muriel Edjo/Agence ecofin

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