L’administratrice générale du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), Thérèse Faye Diouf, devant le Jury du dimanche (JDD), sur iRadio et Itv, ce 8 mai.

Nommée en novembre 2021, elle se targue, pour commencer, d’avoir posé des actes qui ont conduit à des résultats « palpables ».

87 PME accompagnées, 12 milliards F CFA mobilisés et 13 mille emplois sauvés

« Nous sommes arrivés en 2021, dans un contexte très difficile marqué par la Covid-19, qui a impacté tout l’écosystème de la Finance des PME, a-t-elle rembobiné. Les entreprises souffraient énormément parce qu’il y avait des restrictions fortes prises par les gouvernements. Et l’État a mis en place un programme de résilience économique. Ce programme nous a permis d’accompagner plus de 87 PME dans tous les secteurs et de mobiliser presque douze milliards et avec une garantie d’environ cinq milliards. C’est des résultats palpables. »

Poursuivant, elle ajoutera que « plus de 40% de garantie assurés en moyenne, (ce) qui a permis au secteur privé national de préserver au moins treize mille emplois. Ça, c’est entre les grandes entreprises, les TPE et les PME, sans compter les quatre milliards qui ont été mobilisés pour accompagner le secteur de la microfinance, c’est-à-dire les structures de financements décentralisés. »

Après la résilience, elle a souligné que « le gouvernement a mis en place un plan de relance ». Dans ce sens, a-t-elle signalé, « le premier document qu’(elle) a signé quand (elle a) pris service, c’est l’accord-cadre entre le ministère de l’Économie, le Fongip et l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal (Apbefs). »

« 300 milliards F CFA, dont 50% par l’État, seront mobilisés pour la relance du secteur privé national »

« L’autre aspect phare, a-t-elle annoncé, le gouvernement a levé des fonds à travers la Banque mondiale (BM), la BAD (Banque africaine de développement) et des négociations sont en cours avec d’autres Institutions comme la BID (Banque islamique de développement) pour assurer la relance. »

D’ailleurs, pour cette relance, a-t-elle ajouté, il est prévu de mobiliser 300 milliards F CFA, pour le secteur privé national. L’État va apporter la moitié (équivalent à) 150 milliards F CFA. » « Ce qui a tout son sens, a-t-elle renchéri. Car ce sont ces entreprises qui recrutent la jeunesse », parlant du défi de création d’emplois.

Le Fongip, a-t-elle tenu à rappeler, insistant sur le contexte de sa création, est « le maillon qui manquait dans l’écosystème de la Finance au Sénégal. » « Il y avait une étude qui a été faite (et) qui révélait un gap de financements de plus de 500 milliards F CFA » dont « 51% des raisons correspondaient au manque de garanties des PME et des PMI »

.Dié BA et Abdoulaye SYLLA (Photo) Emedia