Contributions

Sénégal, 1er pays africain à mettre en œuvre les recommandations des Lignes Directrices sur la Protection des Données à caractère Personnel pour l’Afrique

La semaine dernière, nous avons eu deux jours chargés (du 11 au 12 octobre 2018) à Dakar pour participer à un atelier multipartite de réflexion et de partage sur la protection de la vie privée et des données à caractère personnel au Sénégal, co-organisé par la Commission de Protection des Données personnelles (CDP), le ministère en charge de l’économie numérique (MCTPEN), le chapitre Sénégalais de l’Internet Society avec le soutien du Bureau régional Africain de l’Internet Society. Cet atelier a été recommandé dans les Lignes Directrices sur la Protection des Données à caractère Personnel pour l’Afrique, publiées en mai 2018 lors de #AISDakar par l’Union Africaine et l’Internet Society.

Le Sénégal devient ainsi le premier membre de l’Union Africaine à donner suite à cette recommandation et à organiser un tel atelier réunissant des décideurs publiques, autorités chargées de l’application des lois, autorités chargées de la protection des données, des avocats, des universitaires, des entrepreneurs et acteurs du secteur privé, des membres de la société civile et des technologues, pour débattre les questions de protection de la vie privée et des données personnelles et créer un vocabulaire commun et compréhension partagée.

La discussion était riche et diversifiée, éclairée et mature …

riche et diversifiée, car les organisateurs ont réussi à attirer un groupe diversifié et engagé de parties prenantes et à leur donner le temps et l’espace nécessaires pour apporter leur contribution.

éclairée, parce que les participants posaient toutes les bonnes questions (protection de la vie privée, innovation et protection des données personnelles, cybercriminalité, menaces à la liberté d’information, réputation et droits, etc.), étayés par des expérience réelles et des préoccupations pratiques.

mature, car trois thèmes ont fortement émergé de la discussion :

Internet soulève, par exemple, des problèmes de conciliation de la liberté d’opportunité, d’expression et d’accès à l’information avec le risque d’activités criminelles et malveillantes, ainsi que de l’impact des mesures prises pour lutter contre ces activités.

Ces défis sont autant sociaux, économiques, éducatifs et juridiques que techniques et nécessitent par conséquent une approche multidisciplinaire. Il n’y a pas de solution unilatérale.

Éduquer et mobiliser le public pour utiliser Internet de manière sûr et maximiser ses opportunités est une tâche énorme et aux multiples facettes. Cela nécessite un engagement de la part des familles, des écoles, des employeurs et de la société en général. Mais e travail est essentiel si nous voulons protéger et renforcer les droits des individus tout en répondant positivement et durablement aux innovations technologiques.L’atelier s’est achevé sur une reconnaissance forte de l’Internet comme force pour le bien dans la société, et l’importance de garantir la confiance dans les applications et les services en ligne, en tant que facteur clé du maintien d’une économie numérique productive et bénéfique pour tous.

En savoir plus sur Lignes directrices sur la protection des données à caractère personnel pour l’Afrique, l’importance de vos empreintes numériques, la gestion et la protection de votre identité et confidentialité en ligne.

Victor Ndonnang, Chapter Development Manager, Africa et Robin Wilton, Technical Outreach for Identity and Privacy

Internet Society

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