Le Sénégal va bientôt accueillir dans un futur proche, l’école 42 du milliardaire Xavier Niel actionnaire  de Free, deuxième opérateur de Téléphonie mobile au Sénégal. Selon des sources de socialnetlink.org, l’établissement supérieur qui dispense  des cours d’informatique gratuits aux personnes âgées de 18 à 30 ans  sera installé à Dakar.

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Pour le moment l’information a été gardée top secret, mais selon nos investigations, le Sénégal est devenu la cible de plusieurs filiales évoluant dans le secteur des TIC. Ce constat s’explique par un secteur numérique très mature pouvant accueillir les plus grands projets du monde. Ainsi, l’Europe à travers la France y voit un grand marché à exploiter. Présente  dans dix pays (aux Etats-Unis, avec la Silicon Valley, la Belgique, aux Pays-Bas, au Maroc, en Afrique du Sud, en Moldavie, en Ukraine, en Russie et en Finlande) l‘école 42 compte d’ailleurs faire du Sénégal un hub pour couvrir l’Afrique francophone. Dakar pourrait être la troisième capitale africaine d’accueil.

Bouleversement de l’enseignement supérieur 

Avec la formation révolutionnaire de l’école 42 qui n’est plus à prouver , c’est tout un système de notre enseignement supérieur qui risque d’être bafoué. Pas de diplôme, pas d’enseignants ni d’horaires, 100% flexible et gratuite. Seule exigence : être 100% motivé. À la clé, un emploi assuré. L’autre avantage est que cette école va venir en  aide aux entreprises qui n’arrivent pas à trouver de bons professionnels dans le monde de l’informatique.

Booster la formation des développeurs 

Avoir des développeurs de qualité et disponibles  pour le marché de l’emploi  a toujours été  une grande équation pour l’Afrique. L’école 42,  grâce à sa formation révolutionnaire, sera certainement une nouvelle aubaine pour les pays africains surtout le Sénégal qui peine à trouver  les ressources  adaptées  ( développeurs) à leurs besoins.

Pourtant les développeurs sont aujourd’hui le chouchou le mieux payé dans le monde de l’emploi numérique. Mais leur rareté sur le sol africain constitue un grand manque à gagner, malgré les efforts fournis par des structures engagées dans la lutte pour stopper ce gap de formation.

La Question de la gestion des données des sénégalais 

Si l’arrivée de cette école sera une bonne opportunité pour la facilitation d’apprentissage des métiers assez poussés, l’autre problème qui se pose réside sur la protection de nos données. Comment elles seront gérées, qui pour contrôler et faire le suivi malgré les grands projets de l’état de mettre en place des datacenter? Autant que questions à developper.

Mais pour le moment le plus important, rapporte notre source  “c’est de voir comment se positionner pour mieux sécuriser nos données, nos entreprises, notre expérience client et notre économie numérique face à l’industrie 4.0